Alaska 3: Glacier Bay lieu sauvage, éloigné, dynamique et intact.

On y est, oui ce n’est pas un rêve, on y est dans la zone des glaciers qui tombent dans le Pacifique. Incroyable … l’alpiniste que je suis,ainsi que tout mon être, profite de ces instants magiques. J’ai l’habitude d’évoluer en pleine nature par ma seule force physique, et cette expérience dd croisièriste est nouvelle pour moi. C’est fantastique, extraordinaire en tout cas, à mon âge et apres avoir parcouru tant de distances à pied en Australie, en New Zealand et au Japon que de me retrouver sur ce bateau de croisière qui m’amène dans un lieu aussi extraordinaires: Glacier Bay.
Je n’en reviens pas. j’en profite d’autant plus de ces moments ne peuvent qu’être rares, exceptionnels!!! incroyable. Ces lieux ne sont qu’accessibles qu’en bàteau ou en avion. Je jouis de ce spectacle naturel, grandiose, mais aussi si fragile. La nature est architecture en vie en pleine évolution, regardez ces colonnes de glace qui de temps en temps tombent dans le fjord. Nous sommes de notre bateau si petit dans un tel environnement si grandiose si imposant, mais touché par le réchauffement climatique.
Notamment dans ces lieux on se rend compte que LA NATURE NOUS HABITE. Laisser vous habiter par la nature.
Il faut respecter la nature, arrêter de polluer notre terre, nos océans. De notre bâteau aucune pollution visible dans Glacier Bay.

Regardez cette vidéo qui montre des endroits où la pollution notamment par le plastique est présente, sur YouTube ou cliquer sur le lien ci dessous: un bâteau qui dépolluera les océans:

Le Volendam est passé proche de la Lodge de Glacier Bay National Park. 4 RANGERS à partir de leur bâteau, type remorqueur, montent dans notre paquebot pour assurer l’animation auprès des croisiéristes et préciser au capitaine les limites d’approche des glaciers.
On voit le glacier Lamplugh, puis à Jaw Point, Johns Hopkins Glacier, on laisse sur la droite Queen Inlet. On s’avance jusqu’à Margerie Glacier puis au fond on devine Grand Pacific Glacier.
Féerique, grandiose…Les sommets sont autour de 1200 à 1800m d’altitude, la profondeur de l’Inlet où nous nous sommes est de plus de 400m!!! Les cartes et propos des rangers confirment le recul très important des glaciers. En 1794 nous n’aurions pas pu aller au delà de la Lodge des RANGERS à l’entrée de Sitakaday Narrows. Effet cyclique ou lié à l’empreinte de l’homme: certainement les deux qui se cumulent. Il y a tout juste 250 ans Glacier Bay était uniquement un glacier et non une Baie…Imaginez !!! Les glaciers scultent des énormes blocs de glace qui efleurent l’eau glacée et les icebergs, glaces tombés du glacier, ressemblent à des diamants. Ils sont les témoins du changement de ces rivieres de glace. Ils nous invitent à ralentir et à respirer profondément l’air frais de la période glacière et s’imaginer si seulement pour un jour, les choses étaient comme auparavant…
Glacier Bay est un WORLD HERITAGE site de L’UNESCO.

Alaska 2

Je vous ai décrit notre arrivée à Juneau et la visite du glacier Mendenhall dans la Tongass National Forest. Notre croisière continue par la visite de Skagway. Dès notre arrivée à quai le train farwest nous attend pour nous enfoncer a l’interieur des terres d’Alaska jusqu’à White pass dans le Territoire du Yukon en direction de Whitehorse. On monte à plus de 1000m d’altitude pour atteindre la neige, les feuilles ne sont pas encore sorties à cette altitude. En milieu d’après-midi visite de la ville, achat de souvenirs dont un ours peint par les indiens (je collectionne les ours).
La soirée est animée par le talentueux violoniste KATEI dans le théâtre du bateau.
Dimanche 20 mai Glacier Bay dès 7:00 du matin accueil par les Rangers du Parc National d’Alaska. Il pleut, je passe toute la matinée à l’avant du bateau.
Le soir film sur les ours et saumons d’Alaska de Sydney studio. Puis, dîner de gala avec foie gras, filet mignon, homard, vin blanc de Macon France voir photos… top repas…
Lundi 21, le Volendam arrive à Ketchikan visite de la ville temps pluvieux. On marche sur Creek street. Totem indien (premières Nations, ou autochtones) et artisanat, dominent l’offre de produits touristiques et artisanat de qualité.

Mardi 22 mai retour vers Vancouver, plus on se dirige vers le sud meilleur est le temps pour atteindre le plein soleil dès le 22 mai au soir.
Mercredi 23 mai au matin, arrivée à quai, Canada Place sous le soleil éclatant. Évènement spécial pour fêter le 25 millionième passagers à l’arrivée d’une croisière à Vancouver. On déjeune au restaurant Japonais avec Maryanne, la soeur d’Allen.
Concernant les photos de GLACIER BAY et Ketchikan voir article suivant.

Vancouver, le chemin pour l’Alaska

Après le Japon, Okinawa et Shikoku Pilgrinage, je m’envole d’Osaka avec un transfert à Beijin le 14 mai, le grand jour à Vancouver. En effet ce 14 mai, Je décolle vers 9:00 du matin d’Osaka pour Beijin arriver 11:30,reprends l’avion à 15:00 et j’arrive à Vancouver le même jour à 10:30 le matin. Je pense que j’ai vécu le plus long jour de ma vie ce 14 mai 2018, 35 heures environ … reflechissez à celà !!! Amaszing !!! Et Émie partant de Montréal 21:00 nous rejoint à Vancouver vers 22:30 toujours le 14 mai. Nous sommes chez nos amis Deanna et Allen que nous avons connu il y a 40 ans lors de notre séjour à Vancouver de 1974 à 1976… cela nous rajeunit pas??
J’ai un transfert à Beijing et l’avion prend de Beijing la route du nord pour rejoindre l’Alaska et descendre la côte vers Vancouver, la route qu’empruntera le bateau pour me rendre en Alaska…

Les projets de faire cette croisière en Alaska et du séjour en New Zealand ont été pensés lors du mariage de notre fils Antoine avec Almendra à Guadalajara au Mexique il y a 3 ans, Deanna et Allen étaient présents, ainsi que Pawel chez qui j’étais en New Zealand. Et dans quelques jours nous nous dirigeons vers Montréal. La boucle est presque bouclée….C’est LE JOUR J, nous nous sommes tous retrouvés à Vancouver, avec Colette leur fille ainée de British Coloumbia et nos amis Deanna et Allen Cazes qui vivent à Langley dans le Great Vancouver District. Quel plaisir d’être acceuilli à l’aéroport. C’est la deuxième fois depuis que j’ai entrepris mon Tour du Monde, la première à Christchurch le 22 mars accueilli par Pawel, et le 14 mai à Vancouver par Deanna et Allen.
Dés le 16 mai au matin nous nous rendons au centre de Vancouver, à Canada Place, où le bateau de croisière, le Volendam, nous attend pour une super croisière en ALASKA.

Je vous presenterai Vancouver et ses environs, tant cette ville a marqué ma vie, ayant vécu avec Émie, Karen notre fille de 1974 à 1976 à Vancouver. Je me souviens quand, rarement il est vrai, n’ayant pas le moral en France, je me suis demandé pourquoi avoir quitté Vancouver tant le lieu géographique et la ville est extraordinaire. Nous gardons un si beau souvenir de notre vécu en Colombie Britannique. Pour moi certainement une des grandes villes où il fait le mieux vivre dans le monde. Et nos différents séjours depuis l’ont prouvé… c’est donc toujours une grand joie pour moi de me retrouver à Vancouver et la quitter une grande émotion partagée avec nos amis de toujours, Deanna et Allen.
J’écris en ce moment dans l’avion qui ramène Émie, et moi continuant mon tour du monde, à Montréal chez notre belle-fille et fils… quelle joie de les retrouver aussi.
Nous avions traversé le Canada en voiture début novembre 1974 pour notre propre conquête de l’Ouest, vivre une belle expérience et découvrir les montagnes de l’Ouest américain. J’avais un projet de gravir le Mount Mckinley en 1976 avec un groupe d’alpiniste de Vancouver. Dans le cadre de mon entraînement j’ai gravi le Mount Baker Washington State (on en reparlera) et le Mount Reignier en Oregon. Le projet d’ascension du Mount McKinley, je l’ai abandonné voulant reprendre mes études, donc incompatible au regard de mes finances et du temps à consacrer … toute une décision à l’époque, mais parfaitement assumée et sans regret. Mon Tour du Monde dans mon INTERIOR LIFE réflexion, le confirme.

Je ferme cette parenthèse, pour vous présenter notre extraordinaire voyage vers le GRAND NORD, vers L’ALASKA. Toute une aventure que de pénétrer là où ne peut se rendre qu’en bateau, (ou à organiser des expéditions lourdes). Le Volendam part du Centre de Vancouver, se dirige vers l’ouest puis plein nord entre l’île de Vancouver et le continent (British Columbia), un étroit passage toujours vers le nord pour laisser Charlottes Island à l’ouest et on se trouve en open water pour rejoindre un fjord et atteindre Juneau la capitale de l’Alaska le 18 mai, prendre le bus et marcher jusqu’au Mendehall et la cascade Nogets fall dans Tongass National Forest, une superbe vidéo présente ce Park, le glacier, sa fonte inexorable… Le lendemain s’enfoncer dans le fjord, pour atteindre Skagway. Ma collection d’ours s’enrichit d’un ours peint par les indiens. On prend le train du farwest ou celui de la recherche de l’or s’enfoncant à l’intérieur de l’Alaska pour atteindre Yukon Territories. À chaque ville on prend le temps d’aller dans un pub typiquement local avec une ambiance top.
Ensuite le bateau se dirige vers GLACIER BAY , le temps n’a pas été aussi beau que durant la première partie de la croisière nous permettant tout de même de voir les glaciers de très prêt grâce aux performances du capitaine et du contrôle des RANGERS du Parc National d’Alaska qui contrôle l’avancée des 2 bateaux autorisés à rentrer dans les fjords de GLACIER BAY. Après cette journée mémorable, le bateau redescend vers le sud et s’arrête à KETCHIKAN où nous visitons cette petite ville côtière née de la pêche et de la recherche d’or. Nous la visiterons sous la pluie, souvent il pleut à Ketchikan: la Creek Street, les magasins d’Art et d’artisanat des autochtones sont vraiment beaux à visiter. Nous nous rendons au magasin où Allen vend ses , huard, qu’il a l’habileté de fabriquer en bois dans son atelier. J’en ai un chez moi.
Ce sera la dernière étape de notre croisière en Alaska. Nous rentrons à Vancouver par le Volendam le 23 mai au matin. Le bateau est très agreable, pas trop grand mais tout de même 1300 passagers et 400 membres d’équipage. Les diesel qui alimentent les 3 moteurs electriques sont silencieux et puissants. Il est vrai que l’océan était particulièrement calme. Le service assuré essentiellement par des philippins et indonésiens de Bali est plus qu’impécable, chaleureux personnalisé au regard de la grande volonté de servir et de bien travailler de ce personnel exemplaire. Tout les soirs nous retrouvons notre chambre avec un animal différent sur le lit fabriqué à partir des serviettes de bain. Des animations sont assurées à partir de 17:00 HAPPY HOURS, tournoi de ping ping que j’ai gagné, soirée musicale avec Katei ce violoniste australien d’origine Japonaise époustouflant, LIVE MUSIC IN ALASKA un film superbe sur l’Alaska accompagné par tous les musiciens en direct, extraordinaire dans une salle de théâtre extra… Des ambiances jazz ou musique classique, musique détente chantées toujours avec vue panoramique vers la mer, les îles les fjords… Super extra de toute beauté dans un grand confort, de nombreuses possibilités de détente dans les 2 piscines, jacousy sauna, deck où l’on peu marcher à l’extérieur en faisant le tour du bâteau. Plusieurs possibilités de restauration sur le LIDO deck formule cafétéria avec une grande variété de choix à volonté dont du saumon particulièrement bon, un restaurant un peu habillé à l’arrière du bateau sur 2 étages très classe avec ambiance feutrée et toujours de très belles vues sur l’océan.
Suite des photos prochain article…

Retour à Olivet

Revenir chez soi, à Olivet est un vrai bonheur. C'est le paradoxe du voyageur, il est content de partir pour vivre ses aventures, s'ouvrir au monde, et il est heureux de rentrer pour reprendre ses activités quotidiennes. Le voyage, les rencontres qui en découlent, enrichissent et valorisent la vie quotidienne et vice versa. Mes voyages m'apportent un regard différent, complémentaire, qui me permet de mieux vivre dans mon territoire, mieux vivre mes relations autour de moi, être plus à l'écoute, mieux m'enrichir de la différence, m'ouvrir d'avantage pour mieux communiquer, échanger, partager …
 
Il fait bon vivre à Olivet. Olivet petite ville provinciale du Val de Loire, Patrimoine Mondial de l'UNESCO, à 1:30 de Paris bénéficie d'un environement particulièrement apprécié, car remarquable. Identifié par la rivière le Loiret qui la traverse d'Est en Ouest, son centre bourg dynamisé par ses commerçants, son Val limitrophe à Orléans, ses promenades, ses équipements sportifs, culturels et de loisir, ses infrastructures permettant notamment de se déplacer à pied, à vélo, en transport en commun efficace ou en voiture, comme bon nous semble. Alors heureux de rentrer et <vivre> ma belle ville d'Olivet. 
 
Une de mes premières préoccupations a été de voir les abeilles et le chat Ptit-Gris. (Pas inquiet car des amis ont entretenu la maison). Quelles satisfactions, ce vendredi après midi fin septembre, fraîchement sorti de l'avion revenant du Canada, avec un temps ensoleillé et une température douce, de voir mes abeilles aller et venir, charger de pollen. C'est un grand spectacle qu'il faut savoir apprécier. J'en ai vu des abeilles à l'autre bout du monde (voir notamment l'article et les photos sur le parc de Vancouver Canada). Les abeilles et les fleurs sont indissociables, elles sont un pollinisateur hors pair. les abeilles n'ont besoin de personne pendant cette période de printemps, d'été et d'automne en autant que l'on ait su: bien positionner la ruche ouverte plein Est pour profiter des premiers rayons du soleil, la surélever pour qu'elle ne prenne pas l'humidité, avoir protégé les abeilles contre le varroa en début d'automne, l'isoler et la protéger des vents dominants, nourrir les abeilles pendant l'hiver pour assurer la survie de la colonie, que la zone soit mellifère. Sous l'autorité du président de l'abeille Olivetaine, qui a 50 ans d'expérience en tant qu'apiculteur, Claude l'apiculteur en herbe à mis sa tenue. J'actionne l'enfumoir pour les avertir de notre intervention, j'enlève le toit, la plaque nourricière , et soulève un cadre pour voir la teneur en miel. Résultat probant nous invitant à récolter le miel pour éviter qu'il se cristallise. J'enlève les 2 hausses, chacune chargée de 8 cadres, les pose sur la brouette pour les emmener chez Raphaël et procéder à la deuxième étape consistant à désoperculer les alvéoles des cadres. L'opération consiste en appuyant d'une manière inclinée un couteau chauffant sur les bords du cadre en raclant vers le bas pour enlever les opercules que les abeilles ont placés sur chacune des alvéoles. Je récupère ces résidus dans une grosse casserole en aluminium qui filtre le miel pour le récupérer. Les résidus finaux seront remis à proximité de la ruche pour que les abeilles lèchent et nettoient tout. Ma production 21 kg de miel, je suis fier de ma colonie. L'abeille nous fait fondre comme neige au soleil, et comme le dit si bien le philosophe Pierre-Henri Tavoillot, les abeilles < incarnent l'équilibre entre le sauvage et le domestique, le passage crucial de la nature à la culture accompli par l'humanité. > (voir l'article sur la nature).
 
La vie va vite reprendre son rythme normal, le travail à Paris, mes activités politique locale, mes abeilles …, les activités culturelles notamment L'automne Manga où l'exposition à la bibliothèque d'Olivet est composée de planches tirées de l'artiste Japonais Jirô Taniguchi dont <l'Homme qui marche>… Incroyable ce clin d'œil en revenant chez moi (voir mes articles sur l'inutchuk, ou l'homme qui marche, le Japon); pour conclure, un mariage et un enterrement , notamment la célébration qui m'a particulièrement marquée, la messe d'adieu de Jacqueline G ma cousine  dont je ne peux que vous faire partager ce très beau texte lu par ses proches:
 
Dernier Adieu. 
 
Tu nous quittes et c'est comme des pas qui s'arrêtent;                                                            mais si c'était un départ pour un nouveau voyage ?
 
Tu nous quittes, et c'est comme une porte qui claque;                                                           mais si c'était un passage s'ouvrant sur d'autres paysages ?
 
Tu nous quittes, et c'est comme un arbre qui tombe;                                                                mais si c'était une graine germant dans une terre nouvelle ?
 
Tu nous quittes, et c'est comme un silence qui hurle;                                                                    mais s'il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie ?

 

 

PS: mon fils qui vit à Montréal, m'informe d'une journée organisée par les Premières Nations aux Ameriques. Ils revendiquent un statut de citoyen à part entière, à partir d'actions appelées: peaceful révolution. Voir http://www.idlenomore.ca/join?splash=1 ( voir sur mon site les articles sur Mont Tremblant , le jardin botanique de Montréal, Vancouver) 

 

 

Saratoga NewYork State

De Montréal on descend plein sud le long du lac Champlain, puis la Hudson river pour rejoindre Saratoga Springs, une charmante petite ville de l'État de New York. Saratoga est particulièrement touristique, avec son champ de course hippique, son golf, son centre ville attractif un peu farwest… Et dans le comté de Saratoga plusieurs animations: rassemblement de 100 montgolfières, un truck show rassemblant des vieux camions et tracteurs, un festival de musique avec de grands groupes…Ce grand rassemblement de montgolfières m'a rappelé celui d'Olivet l'été 2012: quel spectacle, même si à Saratoga AirPort, le vent trop fort à perturbé la manifestation (à Olivet tres beau temps et plein succès). Enfin le site de la < Revolutionary War> sur le Saratoga Battlefield's à Saratoga National Historical Park. On se trouve en plein cœur de New York State dont la ville de New York est à 400km au sud, où la Hudson river se jette dans l'océan Atlantique. 

Cette visite de Saratoga Springs m'aura permis de comprendre les différences historiques essentielles de la naissance de États Unis d'Amerique et de celle du Canada: les USA ont combattu l'Angleterre dans une lutte sans merci, sanglante, dure, impitoyable dont la bataille de Saratoga en 1777 fut déterminante. Le général anglais John Burgoyne qui avait reconnu l'importance stratégique que représentait la rivière Hudson, affaibli, a du se livrer le 17 octobre 1777 (Voir les clauses de la Convention de Saratoga). C'est l'une des victoires dès plus decisives de l'histoire américaine, les amenant à l'indépendance. Les canadiens, après une lutte entre anglais et français, sont restés sous la couronne britannique. 

 

 

Logo: Inuksuk

Mon logo orange qui reprend la figurine d'un inuksuk mérite quelques explications. Les inuksuit (pluriel de Inuksuk) sont les objets parmi les plus importants créés par les Inuits, les premiers habitants de l'Arctique canadien. Il s'agit d'une forme composée de pierres posées les unes sur les autres. Le terme inuksuk signifie <agir en tant qu'humain> (extension du mot Inuk, qui signifie être humain).  Ces formes de pierre occupaient les paysages temporel et spirituel. Parmi les nombreuses fonctions, elles servaient de guide d'orientation à la chasse et à la navigation, de points de repères, d'indicateurs et de centre de messagerie. De plus en plus les formes construites avec des pierres rappellent une forme humaine que les Inuits appellent inunnguaq, ce qui signifie <ce qui ressemble à un être humain>. Outre leurs fonctions terrestres, ces constructions avaient une connotation spirituelle et étaient l'objet de vénération, symbolisant souvent le seuil du passage spirituel des Inuits, qui savaient survivre sur la terre conformément à leurs traditions. 

Les besoins des Inuit de créer des inuksuit étaient si fort, qu'on ne les retrouve pas uniquement dans les paysages terrestres, mais aussi dans les légendes, les contes, les desseins. Bon nombre d'Inuits qui ont vécu la plus grande partie de leur vie sur la terre conservent un fort attachement pour les inuksuit, construits, sans que l'on puisse l'affirmer, par leurs ancêtres. Certains vieux inuksuit sont mentionnés dans les chansons de voyage transmises de génération en génération pour aider les voyageurs à se rappeler d'une série de directives lors de longs voyages. 

J'ai donc photographié un inuksuk ramené du Canada sur un fond orange avec comme <base  line>, l'Homme qui marche. Cela me correspond à travers ce que représente l'inuksuk et l'Homme qui marche… Au Japon, j'ai marché plus de 500km… Je crois à l'effort, surtout en vieillissant. Si l'on veut longtemps jouir de la vie, il faut continuer à mener des efforts physiques et intellectuels, le plus possible. Il faut prendre soin de son enveloppe qu'est notre corps, ainsi que notre âme/esprit. C'est cette dynamique qui me guide, trouver un projet motivant, qui me correspond, en cohérence avec ce que je faisais, un projet à multi facettes, un projet qui me passionne, qui me passionne au point de compenser mon passage à la retraite, ce projet est Montagnes Sacrées. 

Vancouver, Jardin Botanique, Église de Willingdon

 

Revenir dans une ville où l'on s'est particulièrement bien adaptés après 35 ans, est un vrai bonheur. Nous sommes reçus par nos amis, à Vancouver que nous avions connu en 1974, quelle joie de se retrouver. Je découvre les évolutions de cette grande métropole de l'ouest canadien avec plus de 1,5 millions d'âmes, un centre ville particulièrement dynamique articulé autour de Stanley park et la Fraser river. Stanley park et le jardin botanique furent nos premières visites. Un clin d'œil aux ruches que le jardin botanique à installer pour poléniser les plantes avec un objectif pédagogique (compte tenu de mon activité d'apiculteur amateur à Olivet, sous la conduite de Raphaël). 
 
Dimanche, nous participons à une cérémonie religieuse organisée dans le cadre du Festival d'Automne au sein de Willingdon church. Impressionnant la participation , multi ethnique, tous les âges et sexes, et l'organisation pour satisfaire tout le monde dans une ambiance de fête, de retrouvailles après l'été. Grande ferveur lors de la célébration avec une animation en musique et images, où tout le monde participe (les paroles religieuses des chansons étant retranscrites sur grands écrans dans un amphithéâtre moderne). L'ambiance est joyeuse, pour introduire la bonne parole. Le pasteur Neufeld nous invite à réfléchir sur le but de notre vie, pour affirmer en conclusion que le but de notre vie est de servir. (même but que le Rotary: servir) Le pasteur fait souvent référence à des articles de la Bible. Des stands sont ouverts invitant les fidèles à s'inscrire à toutes sortes d'activités: musique, projets communautaires dans le monde, langues étrangères, scoutisme, travail mécanique etc., des petits groupes s'organisent, un film peut être vu gratuitement le samedi soir, des cessions à thème sont organisées (problème du divorce, du cancer, de la mort, de la préparation à la retraite…). Voir le site Internet Willingdon.org . Cette église appartient à la confession chrétienne issue de la Réforme protestante Mennonite, fondée au XVI ème siècle par Mennonite Simons. Les mennonites préfèrent le baptême tardif, précèdé d'une procession de foi personnelle, ils sont contre l'usage des armes et donc du service militaire, le pasteur n'est pas l'intermédiaire entre les croyants et Dieu.
 
Je vous parle de l'église de Willingdon et des Mennonites, car mes amis me font découvrir cette confession chrétienne. Après avoir participé aux rites bouddhistes du Japon (voir articles sur mon voyage au Japon), j'ai particulièrement apprécié la prêche positive, la joie qui régnait dans l'église et la faculté de rassemblement de toutes ces personnes de différentes origines ethniques. Ils montrent une façon de vivre, positive, dans un état d'esprit d'entraide et de participation en suivant la parole du Christ. A titre d'exemple, le grand amphithéâtre est prêté à l'université technologique qui en échange autorise les fidèles à utiliser leur parking.
 
 

 

 

Nature pour les Chrétiens, les Premières Nations, les Bouddhistes

Compte tenu de ma réflexion sur la nature, je me lance dans l'aventure d'un petit exercice de comparaison entre l'approche Chrétienne, celle des Premières Nations au Canada puis des Bouddhistes. 

1 En premier lieu, je fais référence à la Sainte Bible, l'Ancien Testament, La Genèse 1-2 <Dieu dit: Faisons l'homme à notre image selon notre ressemblance, pour qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l'homme à son image: Il le créa, à l'image de Dieu, homme et femme Il les créa. Dieu les bénit et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez vous, remplissez la terre et soumettez-là. Dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui rampe sur la terre.> À partir de de cette genèse, le latin mais aussi l'homme occidental en général, a une relation avec la nature de domination. La nature est au service de l'homme qui a toutes les facultés pour la maîtriser. L'exemple parfait de cette approche sont les jardins Le Notre, grand jardinier de Louis XIV, jardins particulièrement bien ordonnancés où les espèces végétales sont totalement maîtrisées par l'homme, ainsi que l'eau dans de grands bassins, et les êtres vivants qui vivent dans cet environnement. Les forêts qui ceinturent les châteaux sont aussi l'expression d'une nature maîtrisée par les chasses organisées par les seigneurs revenant avec leurs trophées. La France vue du ciel est un vrai jardin paysager, façonné et entretenu par l'homme. La notion de risque naturel est peu perçu, et les investisseurs en tiennent peu compte dans leur décision d'acquisition immobilière , même le risque d'innondation n'alerte pas suffisamment. Aujourd'hui, l'homme occidental dispose de la Terre et de la nature comme bon lui semble. La terre pour lui est inépuisable en ressources et il ne mène aucune réflexion sur les conséquences pour les générations futures. Seulement depuis peu, les changements climatiques, les catastrophes dites naturelles les interrogent individuellement et collectivement, mais peu de décisions sont prises, à l'exception de conférences de l'ONU qui alertent … 

Pour résumer les chrétiens considèrent la création comme une œuvre confiée par Dieu à l’homme pour qu’il en soit le gérant ou l’intendant.

2 Pour les Premières Nations, les hommes font parti de la nature, il n'y a en rien un concept de domination. Par exemple, l'arbre n'est pas un simple objet, il assure la survie de l'homme: car il est source de chaleur, de médicaments, de nourriture…grâce à son bois, je peux marcher sur la neige et glisser sur l'eau…si l'arbre n'est pas là l'homme n'est plus là, il ne peut survivre. L'homme des Premières Nations incarne l'harmonie et l'intégration avec, et, dans la nature. L'homme est en relation harmonieuse et respectueuse avec la Terre-Mère et ses ressources. Cette relation ancrée depuis la nuit des temps, repose sur les connaissances et les savoir-faire qui touchent à tous les aspects de la vie des peuples des Premières Nations. Ce message des Innu de la Zone Nordique est particulièrement évocateur de cette idée :

Notre Terre,

Nous prenons soin de toi

nous veillons sur toi

Car tu nous guéris

Nitassinam, notre terre lieu sacré de vie 

La connaissance des Premières Nations sont le  support des pratiques traditionnelles liées à la chasse, la pêche, à la cueillette des fruits sauvages et de plantes et à l'agriculture ainsi que celles liées à la préparation de médecines, au développement de multiples technologies de transport et d'habitation, ainsi qu'aux systèmes social et politique. Ces pratiques ont largement contribué à l'établissement et à la survie des Européens. Aujourd'hui, les Premieres Nations ont su protéger et conserver les valeurs et pratiques traditionnelles d'occupation du territoire. Les Premières Nations croient qu'il est primordial de préserver et protéger le lien sacré avec la Terre mère. Le respect des écosystèmes et de la biodiversité, dont les Premières Nations font parties intégrantes, est essentiel pour toute survie des pratiques culturelles et économiques. La légende iroquoienne des 3 sœurs, stipule que les 3 sœurs étaient de belles femmes qui aimaient se retrouver, par analogie aux 3 plantes formant autant de divinités, regroupées dans un même espace: le maïs sert de tuteur aux haricots que ses longues feuilles protègent la courge du soleil et du vent. Quant aux feuilles de la courge, elles préviennent l'assèchement du Soleto limitent la croissance des mauvaises herbes. Le haricot fixe l'azote de l'air et enrichit le sol. 

3  Pour les Bouddhistes, l’homme n’occupe pas une place prépondérante dans la nature. Ils ne font pas de discrimination entre l’être humain et les autres espèces animales, entre les vivants et les non-vivants. Les êtres vivants et les choses constituent un tout intimement lié, interdépendant.
Lorsque le Bouddhiste voit ou imagine des animaux blessés ou tués pour le simple plaisir, des rivières et des fleuves pollués par des populations égoïstes et insensibles à la conservation de la nature, le bouddhiste souffre. Il souhaite que se réalise ce vœu de Bouddha Sakyamuni exprimé dans le Metta Soutra ou Le discours sur l’amour :
 
« Que tous les êtres vivants
soient en sécurité et en paix,
les êtres forts ou frêles
grands ou petits,
visibles ou invisibles,
proches ou lointains,
déjà nés ou encore à naître… »
 
Par ailleurs, le bouddhiste est conscient que la nature, si elle est bien traitée, peut se révéler pour lui-même et son prochain, une ressource inépuisable. Aussi, c’est avec amour et respect qu’il la protège. Il se sent responsable de la nature et il en use avec soin, en pensant aux autres et à toutes les générations d’hommes et de femmes à venir. Il se rappelle également le deuxième précepte bouddhique qui incite à ne pas voler et il se répète ce vœu : « Je m’engage à pratiquer la générosité… Je suis déterminé à ne pas voler et à ne rien posséder de ce qui appartient aux autres. Je respecterai la propriété des autres mais les empêcherai de s’enrichir aux dépens de la souffrance humaine ou de la souffrance des autres espèces sur terre ».
Le bouddhiste trouve le bonheur en s’efforçant de faire la différence entre le nécessaire et le superflu et en sachant résister à la tentation de toujours posséder et consommer davantage. Ce faisant, il évite d’exploiter la nature et de polluer l’environnement.
Le bouddhiste est sensible aux problèmes environnementaux notamment à ceux de la surconsommation et de la pollution. Aussi, il essaie d’aider autrui, par sa façon de vivre, à adopter des comportements respectueux de la nature et des êtres humains. Il n’hésite pas à partager ses connaissances et à se faire persuasif. Il croit que c’est par l’éducation et non par la confrontation qu’on en arrive à éveiller chez les autres la conscience environnementale.
Mon expérience au Japon (voir mes carnets de voyage au Japon), confirme ce respect de la nature, ce sentiment de sécurité qui règne partout, ce respect des autres, d'assurer le meilleur service, avec un sentiment fort de devoir accompli. 

 

 

 

Montréal, Jardin Botanique, Jardin des Premières-Nations

Nous vivons un monde extraordinaire, grâce aux moyens modernes de communication, on peut se transplanter d'une partie à l'autre du grand village mondial. De Tokyo, après un bref passage à Olivet et Paris, me voilà à Montréal grande métropole canadienne du Québec. Ici je suis chez moi, j'aime le Canada et le Québec plus particulièrement. Vous avez certainement pu découvrir dans Montagnes Sacrees, mon propos sur le Mont Tremblant . En prolongement de cette approche concernant l'aménagement d'une grande station de villégiature entre Montréal et Ottawa, et prémisse de mon voyage à Vancouver (autre metropole canadienne de l'ouest en Colombie Britannique, tournée vers le Pacifique) je vous présente mosaïcultures et le jardin des Premières-Nations qui  se trouve dans le splendide jardin botanique de Montréal, au côté du jardin japonais, du jardin chinois, de la Maison de l'arbre, de l'Arboretum, du Centre sur la biodiversité de l'Université de Montréal, et de l'insectarium en prolongement du Parc Olympique avec sa tour et son stade (conçu par Taillebert) et du splendide parc Maisonneuve.

Mosaïcultures Internationles Montréal 2013 de retour à Montréal, présente Terre d'Espérance, circuit spectaculaire de plus de 2 km de long ponctué d'une cinquantaine sculptures végétales remarquables, en plein cœur du jardin botanique. Venus d'Asie, des Ameriques, d'Europe et du Moyen-Orient plus de 200 horticulteurs/paysagistes se disputent le grand prix d'Honneur du Jury International et le prix du Grand Public. Plus grande que nature, la Mosaïcultures, art complexe et raffiné, rappelle la sculpture pour sa structure et son volume, emprunte à la peinture sa palette de couleurs, et utilise les principes de l'horticulture dans un Environement vivant, en constante évolution. Cette compétition internationale se déroule tous les 3 ans dans une ville choisie par le Comité International. Le thème de l'édition 2013, Terre d'Espérance, fait valoir l'importance de protéger la biodiversité de notre planète. Pour réaliser les œuvres, les pratiques de Développement Durable sont favorisées. Les photos ci-jointes vous montrent quelques unes de ces œuvres monumentales. 

Florent Vollant, porte-parole du jardin des Premières-Nations nous lance un message: <Partager notre fierté dans le respect des différences> c'est un artiste innu (auteur-compositeur-interprète) natif de Maliotenam sur la Côte-Nord. Ce jardin à été créé à partir d'une large consultation des peuples autochtones (11 premières nations du Québec). Les québécois, le monde entier découvre l'apport des Premières Nations. Combien font le lien entre le sirop d'érables et les Attikamekw, entre le maïs et les Mohawhaks? 

Le message le plus fort, le plus important des Premires-Nations concerne la relation qu'ils ont avec la nature: ils sont en <communion avec la nature, car partie intégrante de la nature>. Par exemple l'arbre n'est pas simplement un objet, il est beaucoup plus car la survie de l'homme en dépend: l'arbre est source de chaleur, de médicaments, de nourriture,… <Grâce à son bois, je peux marcher sur la neige et glisser sur l'eau… si l'arbre n'est plus là, je ne suis plus là>. Compte tenu de la tradition orale de la culture autochtones, le jardin des Premières-Nations contribue à preserver leurs connaissances pour les transmettre aux générations futures.  C'est l'harmonie avec notre <Terre –  Mère > qui prévaut dans sa conception au cœur du jardin botanique, en bordure des jardins Japonais et de Chine, sur un espace planté de 2,5 hectares, représentatif des 3 écosystèmes du Québec: forêt de feuillus (Iroquois vivant en villages permanents), forêt de conifères (Algonquins nomades), la zone nordique (territoire des Inuits). À l'intérieur de chaque zone représentant chacun des écosystèmes, sont présentés les connaissances et savoir-faire des peuples autochtones. Est célèbré ainsi la contribution des peuples autochtones à l'agriculture notamment le maïs, les courges et haricots. Message sur < Notre Terre: Nous prenons soin de toi, car tu nous nourris. Nous veillons sur toi car tu nous guéris. Nitassinam Notre Terre, lieu sacré de vie.> Un Toit-Sentier flottant, pavillon contemporain, s'inspire de la notion de parcours qui est au cœur de la vie des Premières Nations. Comme tout ce qui touche la nature, le jardin des Premières Nation est d'une apparente simplicité, et d'une déroutante complexité. 

Les Premières Nations nous invitent à revoir nos principes compte tenu de ce que Hubert Reeves affirme dans le pavillon de la biodiversité du parc botanique de Montréal : <Notre impact aujourd'hui est énorme. Nous sommes en mesure aujourd'hui de réchauffer la planète, d'acidifier les oceans, de polluer l'air le sol et l'eau sous toutes les latitudes, d'éliminer entièrement  des centaines d'espèces animales végétales, de provoquer l'érosion de la biodiversité.> On peut découvrir le jardin des Premières Nation, OTHERA, au cœur de l'Europe, en Moselle dans les jardins Fruitiers de Laquenexy ayant pour ambition de protection du patrimoine horticole et des techniques anciennes. Ainsi le Jardin Botanique de Montréal s'intéresse à la technique des pommes marquées, tandis que les Jardins Fruitiers de Laquenexy cherchent à enrichir leurs collections, de nouvelles variétés de fruits originaires de l'Amerique du Nord. C'est le monde des jardins… qui parle le même langage, celui de la beauté du monde végétal de Montréal à New York, Singapour, Tokyo … des hommes partagent leurs passions, leurs rêves concernant le lien privilégié qu'ils entretiennent avec la nature. Allons visiter le jardin Ohtehra, et voyageons en territoire amérindien en Moselle. 

 Quelle coïncidence! Comment interpréter ce signe: dans ce même parc botanique est présenté le pavillon du Japon, où se trouve à l'entrée la cloche de la Paix offerte par la ville d'Hiroshima à la ville de Montréal. J'étais il y a 10 jours à Hiroshima où j'ai vu la stèle offerte par la ville de Montréal à Hiroshima (voir  l'article Hiroshima sur mon voyage au Japon)