Pelerinage SHIKOKU Henro

Le Pélerinage SHIKOKU Henro est en cours d’homologation par l’UNESCO, pour être inscrit comme Patrimoine Mondial (World Héritage): les 88 Temples et le chemin  des Pèlerins. Le Shikoku Henro pèlerinage offre un parcours en boucle, magnifique de 1400km traversant 4 Préfectures et reliant 88 Temples qui sont en relation avec Kõbõ Daishi dit Kūkai. Le Shikoku Henro est un voyage spirituel entrepris par de nombreuses personnes de differentes façons. “C’est un bien culturel vivant”. Et bien mon projet se réalise je vais finir de parcourir les 24 Temples qui me restent, pour finaliser mon pèlerinage des 88 Temples de Shikoku. Claude devient un “Henro”.

Le cérémonial de notre parcours dans un Temple se déroule de la façon suivante: on rentre par porte (porche) principale en s’inclinant 3 fois, puis on se dirige vers la fontaine pour se purifier les mains et la bouche à l’aide d’une coupelle. Je laisse le bâton de pèlerin et mon sac, puis me dirige vers la cloche pour la faire sonner marquant notre presence.  Je vais vers le Temple principal pour déposer 3 bâtonnets d’encens et une bougie que j’allume. Puis je monte sur le perron du Temple, m’incline et fait ma prière. Les bouddhistes récitent un mantra. On dépose dans une urne notre voeux inscrit sur une feuille prévue que le pèlerin à en nombre suffisant. Une urne recoit les donations. On recommence la même procedure au Daishi ou Kukai Temple. Apres ma prière je me rends au bureau du Temple pour faire estampiller mon livre de pèlerin en échange de 300 yens. Puis je reprends mes affaires m’incline une fois pour sortir par la porte principale. Les pèlerins peuvent venir groupés, ils recitent le mantra ensemble.

Je vous montre quelques photos significatives des 11 premiers Temples visités du 78 (Goshoji) au 88 (Okubuji). Les jardins ou parcs sont particulièrement bien entretenus. C’est un vrai plaisir que de marcher dans ces jardins dont les rhododendrons multi couleurs sont en pleine floraison. Cela incite au recueillement, à une réflexion intérieure, à penser à ses proches, à notre mère Terre pour une bonne prise de conscience à sa préservervation, pour que la PAIX reigne dans notre monde… on entend que les bruits naturels du vent qui remue les branches, des oiseaux, de l’eau qui coule en cascade…

Le Bouddhisme au Japon fut introduit vers les années 540. Pendant la Tenpyo période 729-749 et plus tard, Kūkai organise des enseignements et des causeries pour le commun des mortels. En ce moment, c’est seulement au Japon et au Tibet que Mikkyõ fait partie de croyances par des gens qui font vivre cette religion et font poursuivre des recherches académiques.

Ces 11 Temples parcourus, Il me faut maintenant revenir en arrière pour parcourir les Temples 65 (Sankakuji), 66 (Unpenji) 67 (Daikoji), puis les Temples 36 (Shouryuji) au Temple 45 (Iwayaji), et ainsi j’aurai realisé le pèlerinage en son entier. C’est mon défi des 10 prochains jours réalisant cette fin de parcours seul, Mayu devant rentrer. Je précise qu’il y a 3 ans dans le cadre du pelerinage Kumuno Kodo, je suis allé a Kõyasan et j’ai gravi le Mont Kõya qui  est le siège d’une section du Bouddhisme, le Shingon. Kõyasan est le lieu où mourut Kūkai/Kõbõ Daishi. (je précise cela car de nombreux pèlerins vont à Kõyasan avant ou après avoir réalisé le pèlerinage des 88 Temples de Shikoku.)

Côté Est vers le Nord, Picton

Mon séjour dans l’île du Sud se termine par ce voyage en voiture le long de la côte Est jusqu’à Kaikoura pour voir les baleines, les phoques, les oiseaux … le récent tremblement de terre puis tornade ont sérieusement endommagé la route, qui a du être coupée plusieurs mois. Impressionnant ces travaux en cours.

Mari, Pawel et moi voulons deguster du vin,  nous sommes sur la route du vin au nord de Christchurch puis dans la region Marlborough ou se trouve les plus belles WINERIES. Pawel notre chauffeur est sérieux, il ne goûte aucun vin. Mari et moi nous en profitons.

On dort  dans une cabine individuelle  en bois fort confortable,  la cuisine salles de bain sont communes, d’un Holiday Park. Surprise un bain d’eau chaude dans un <Tube> à l’extérieur est bien apprécié. Très  bon niveau de service, de confort et propreté. Sanitaires impeccables.

Le lendemain samedi 14 avril lever 8:00, pas de chance le capitaine annule la croisière, les baleines ne sont pas présentent ce matin. Je vous montre quelques photos de photos de baleines . Cela me rappelle nos excursions à Tadoussac en remontant la cote Nord du Saint Laurent au Canada, particulièrement en octobre 2017 où  j’ ai réalisé  une excursion en Kayak de mer pour évoluer sur l’eau à la rencontre des baleines…

On continue notre remontée vers le Nord pour atteindre Picton on dort dans un Back-Packers original avec un tres bel accueil. Le lendemain dimanche nous partons à la découverte de Queen Charlotte Sound (fjord).  Extraordinaire site de fjords où le calme domine l’eau et la terre boisée s’intermèle … incroyable paysage que la croisière vers Wellington appronfidira. Départ 14:00 arrivée prévue vers 18:00 à Wellington la capitale de la New Zealand.

 

 

Arthur’s Pass southern Alps

De Christchurch, arrêt rapide à Naumai véritables sculptures en pierre : art ou nature! Les Mauri passaient par cet endroit, des traces de desseins rupestres sont présentés. Formation géologique surprenante mais qui reste un lieu de spiritualité pour les Mauri. Je continue vers Arthur’s pass, me renseigne au centre d’information et décide sans plus tarder vu l’heure 13:00, de monter au Avalanche Peak 1833m ce qui me fera avaler 1200 m de dénivelé en 1:30 pas mal non… Je suis en forme. chemin particulièrement abrupte, avec des passages rocheux, mais efficace pour celui qui sait monter. On monte face a la cascade Devils Punchbowl, (où j’irai le lendemain). Le paysage au sommet est splendide offrant une vue panoramique des Southern Alps/Kä Tiritiri o te Moana, avec vue imprenable sur le Mont Rolleston/Kaimatau et le Crow Glacier. Je plante ma tante avant que la nuit ne tombe vers 18:15 depuis le changement d’heure de samedi dernier, à 5 km du village Greyneys shelter.
Vendredi je monte le Bealy track un peu au dessus de la cabane, je couche dans la voiture car la pluie est menaçante et il pleuvra toute la nuit. Samedi je reviens à Arthur’s village, me renseigne et décide de grimper le Mont Temple par Temple Basin Track puis remonter la vallée d’Otira. Je continue mes marches avec une certaine obstination, et décontraction, car je me sens bien dans mon corps sur de moi et en pleine forme dans la pleine nature.

Nature Culture Ville


En New Zealand l’accès aux musées est gratuit. Tous les musées font référence à la nature, aux Maori (population qui a peuplé les 2 îles il y a 800 ans venant de Polynésie, d’Oceanie), à l’histoire égyptienne antique, aux peuples d’Asie. Je suis frappé par la qualité des musées, la présence d’un public varié incluant les scolaires et les touristes.
A Otago Muséum, Dunedin, voir des objets ayant été utilisés par Sir Edmund Hillary pour l’ascension de l’ Everest m’ particulièrement ému. Quel homme Grand, humble qui a su mettre en valeur son sherpas Tensing, contrairement à bon nombre d’alpinistes français… mon premier piolet qui date de 1967 environ ressemble au sien.
On a vraiment l’impression qu’en New Zealand l’argent public venant de l’impôt payé par la population est respecté et que les élus représentent et défendent les intérêts des New Zealandais!!!
Revenons au musée, ce lundi j’ai visité à Christchurch ART GALLERY, et CANTERBURY Museum. La collection des 19 et 20ème siècle d’Art New Zealandais est remarquable, montrant des portraits des colonisateurs, l’architecture Maori, des paysages et quelques abstractions. Dans le deuxième musée une exposition destinée aux jeunes sur le SOLEIL.
Enfin se promener dans Christchurch est un plaisir en ce début d’automne. Température encore chaude, ville qui se remet après 9 ans d’avoir subi ce tremblement de terre. Des chantiers nombreux parsèment notre promenade, la restauration des batiments anciens est une priorité seule l’avenir de la cathédrale interroge encore.

Garden Art Olivet — un processus sans fin –

Trois œuvres, autour des quatre éléments,  que j’ai composées  en tenant compte du site dans lequel elles s’insèrent. L’inspiration est venue au fur et à mesure,  laissant mon imaginaire évoluer dans un processus créatif.

              -    Œuvres : cinq  Inuksuit , Cosmologie, Mont Fuji  lien entre Terre et Ciel

              -    Eléments : TERRE symbolisée par la terre/végétation omniprésente sur le site, l’EAU symbolisée par le Loiret,  le jardin d’eau récupérant les eaux  pluviales et le puits, le FEU symbolisé par le poêle extérieur, l’AIR que nous respirons… Montrant que l’Homme ne peut qu’être en relation respectueuse avec son milieu naturel.

La composition se fait au fil des mises au point et ajustements pour caler au mieux à la réalité de mon jardin à ma sensibilité. Cela m’a invité à reconsidérer l’espace pour mieux maîtriser certaines plantes. La simplicité des formes, des compositions,  s’imposent dans la nature de mon jardin intégrant ceux de mes voisins. On est dans une dimension Nature/Culture/temps : origine et devenir de l’homme dans son environnement la TERRE, minuscule planète dans l’immensité du COSMOS : dit différemment, la communion entre l’HOMME et la NATURE.

L’élaboration du projet s’est faite :

    –  d’une part,  à partir d’un long processus : le premier stade a été ma longue expérience de vie, le deuxième a été porté par les visites nombreuses sur les  4 continents,  des œuvres d’art de grands créateurs, le troisième, mes cheminements en pleine nature à travers le monde, et enfin, l’appropriation visuelle et sensitive de mon jardin dans un processus sans fin ;                                                                                                                                     –   d’autre part,  spontanément en sa phase finale…sans fin…

Mon jardin est organisé en 4 séquences :                                                                                                                                                                                                        -  la première,  le jardin d’agrément  prolongeant le patio/terrasse  où se trouve le « GARDEN ART »,                                                                                          -  la deuxième, que l’on découvre en ouvrant la porte, le jardin potager/verger/ prairie où sont notamment installées mes 2 ruches,                                      -  la troisième,  la Forêt impressionnante avec ces charmes et hêtres de plus de 15 mt de hauteur,                                                                                                -  la quatrième, le Loiret avec ma gare à bateaux.

Du salon, de la cuisine, ou de la chambre à coucher, je peux voir le jardin d’agréments dans ses composantes multiples :                                                        - le jardin d’eau, ses plantes (millepertuis  et poissons, pelouse naturelle, rosiers, azalée, rhododendron, laurier, érable) –  le poêle à bois, les oiseaux (merles, rouge gorge, mésanges…) attirés par les graines placées  dans nos mangeoires,   l’écureuil qui vient nous rendre visite,                          -  les œuvres qui composent le GARDEN ART que je vais maintenant décrire.

1 Inuksuit :                                                                                                                                           

Les inuksuit (pluriel d’Inuksuk) sont les objets parmi les plus importants créés par les Inuits, les premiers habitants de l'Arctique canadien. Il s'agit d'une forme composée de pierres posées les unes sur les autres. Le terme inuksuk signifie <agir en tant qu'humain> (extension du mot Inuk, qui signifie être humain).  Ces formes de pierres occupaient les paysages temporel et spirituel. Parmi les nombreuses fonctions, elles servaient de guide d'orientation à la chasse et à la navigation, de points de repères, d'indicateurs et de centre de messagerie. De plus en plus les formes construites avec des pierres rappellent une forme humaine que les Inuits appellent inunnguaq, ce qui signifie <ce qui ressemble à un être humain>. Outre leurs fonctions terrestres, ces constructions avaient une connotation spirituelle et étaient l'objet de vénération, symbolisant souvent le seuil du passage spirituel des Inuits, qui savaient survivre sur la terre conformément à leurs traditions.                                                                                                                                              Les besoins des Inuit de créer des inuksuit étaient si fort, qu'on ne les retrouve pas uniquement dans les paysages terrestres, mais aussi dans les légendes, les contes, les dessins. Bon nombre d'Inuits qui ont vécu la plus grande partie de leur vie sur la terre, conservent un fort attachement pour les inuksuit, construits  sans que l'on puisse l'affirmer, par leurs ancêtres. Certains vieux inuksuit sont mentionnés dans les chansons de voyage transmises de génération en génération pour aider les voyageurs à se rappeler d'une série de directives lors de longs voyages.      Mes 5 INUKSUIT sont placés l’un dans la cour d’entrée de la maison, l’autre dans le patio, le suivant dans le jardin d’agrément, puis les autres jalonnent le terrain vers le Loiret. Le plus petit  est  réalisé à partir de roches provenant de mon CAMP MUAK au Canada, les autres plus importants réalisés  à partir de pierres récupérées sur place à Olivet. Ils me rappellent les valeurs dégagées par les INUIT , mes expériences canadiennes, mes aventures à travers le monde. D’autant  plus que nous avons composé un Inukshuk géant au bord du lac dominé par notre camp canadien. Ils communiquent tous entre  eux.  J’ai repris ce symbolisme de l’Inukshuk comme logo : L’HOMME QUI MARCHE (voir logo en tête).  En marchant vers le Loiret au fond du jardin, on découvre plusieurs INUKSUIT qui marquent le chemin… physique et spirituel …

2 COSMOLOGIE :    

                                                                                                                                                                                                                                   Un cadre rectangulaire vers le haut peint aux couleurs vives à la « MIRO » (rouge, jaune, bleu, vert) dans un décor végétal, qui évolue avec le temps et les saisons.  Un vinaigrier, un arbre dont le pied sert de support à la flèche verte, le rhododendron cachant une partie de sa base, la haie en arrière plan forment le décor végétal. Un nichoir installé sur l’érable veille à l’équilibre.  A l’intérieur du cadre la lune, le soleil, la terre, saturne, des étoiles, symbolisant  notre galaxie et le corps humain. La flèche nous invitant à sortir du cadre, symbolise l’existence de millions d’autres galaxies, et qu’un jour notre esprit ou notre âme sortira de notre corps pour aller OU ? !!!

 

3 Mont FUJI : Lien entre Terre et Ciel                                                                                             

Une butte en forme du volcan, avec en son sommet une plate-forme en bois duquel partent des bois flottés de différentes hauteurs. Le cadre représente le cratère du Mont Fuji où sont installés les Temples, les bois flottés symbolisent les arbres,  la forêt qui fait le lien entre Terre et Ciel. Ils symbolisent aussi le hasard qui façonne  l’évolution des espèces, notre vie, nos découvertes, … ordre, et une forme de désordre apparent, peuvent se lire à partir du positionnement des bois…  Le mont Fuji  est tapissé d’ardoises éclatées provenant de la gare à bateaux détruite par un arbre qui est tombé suite à une tempête …  

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Le Musée Anthropologique de Mexico, le Musée des civilisations de Québec  ouvrent  à leur manière la réflexion concernant les anciennes civilisations qui ont façonné les Amériques. L’exposition du Musée de l’Homme à Paris nous questionne si  bien : QUI SOMMES NOUS ?  D’OU VENONS NOUS ?  OU ALLONS NOUS ?  

 

 

Vieillissement, décroissance des performances

Participant au trail du Grand Bec (23km, 1700m de dénivelé +, et 1500m de dénivelé -), lors du déjeuner pris en commun dans la salle des fêtes de Champagny en Vanoise, j'ai été amené à expliquer ma démarche a mon âge (65 ans). J'ai répondu tout simplement que je gérai la  décroissance  de mes performances physiques. Ma participation à ces trails, ou les ascensions à vélo, mes traversées à la nage, mes efforts en pleine nature me permettent de mieux saisir mon vieillissement et les conséquences sur mon corps pour mieux vivre la vie de tous les jours. Bien entendu, il ne s'agit pas de ne rien faire, bien au contraire, mais de faire ce qu'il faut au regard du niveau que j'ai atteint sachant que j'ai pu progresser notamment dans l'endurance jusqu'à ma participation à l'Ultra-Trail du Tour du Mont Blanc, que j'ai couru en 2015 (175km, 9000m des dénivelé +). J'avais 55ans. Ayant rompu mes ligaments croisés des 2 genoux, suite à un accident de ski alpinisme survenu 2 ans plus tard, a conclu cette période de progression dans l'effort d'endurance. J'ai pris cet accident comme un avertissement. Depuis, sans m'en rendre compte, j'accepte d'être dans cette situation du vieillissement qui inévitablement conduit à une décroissance de mes performances. Mon adaptation mentale à cette situation me permet de profiter pleinement de réaliser des efforts moyens mais qui me permettent de jouir d'être dans des milieux naturels sans chercher la réalisation d'une quelconque performance. Sentir son corps en faisant tout de même un effort non négligeable, se trouver dans un environnement  simple, naturel, beau… nous permet de rentrer dans une forme d'euphorie qui nous porte, qui nous enthousiasme, nous maintient positif, tout en ayant une vie saine, bien équilibrée. On voit aujourd'hui les dérives liées à la recherche de performance à tout prix. (cf mon talk TEDX Belfort: sur YouTube écrire mon prénom et nom)

Je découvre aussi le plaisir de travailler dans mon jardin. Cela donne un autre sens à l'effort physique, en nature. Notamment, je me réapproprie un espace au bord du Loiret. Une branche maîtresse de l'arbre de mon voisin est tombée sur ma gare à bateaux. Cela fait deux ans et demi que je subis négativement cette fatalité. Maintenant je prends le dessus et travaille fort pour nettoyer, et préparer le futur chantier… Cela me donne un objectif, en m'investissant pleinement dans cette nouvelle réalisation. 

Merci de vos réactions… 

 

Nagoya aquarium, musée de l’Antarctique, urbanisme (fin)

Le respect de la vie, des êtres vivants, et la science, la créativité artistique, la culture … qu'il faut défendre ou soutenir … 

En conclusion de l'exposition relatant l'histoire de l'urbanisation de la ville de Nagoya était écrit: < Dieu créa la terre et l'homme créa  la ville>, < Comment les villes du futur doivent être conçues?  Comment devront nous réagir pour prendre soin de la terre? Penser la ville durable,  pour assurer l'avenir de nos enfants>

Atsuta Jingu ou l’oasis spirituel de Nagoya (Shintoïste)

Je continue mon périple à Atsuta Jingu, l'oasis spirituel de Nagoya. Nagoya est la 3éme ville du Japon avec plus de 10 millions d'habitants et cet oasis spirituel est un vrai écrin de verdure dans cette agglomération si importante. 

Atsuta Jingu est un sanctuaire Shintoïste, à savoir le lieu de culte rendu aux divinités japonaises. La religion Shintoïste ne se fonde pas sur un individu, ni sur un dogme ou un texte sacré. On ne sait quand cette religion est apparue. Elle est transmise en tant que coutume, plus précisément à travers un comportement concret et des activités de vie de tous les jours des Japonais. Les Shintoïstes accordent une très grande importance aux rituels et festivals. Ils sont célèbrès au moment de transition de vie de chaque individu, et aux changement de saison. Ils sont l'opportunité d'élever l'esprit et de revitaliser la nature humaine. Les sanctuaires Shintoïstes sont à la fois des lieux de repos emplis de sentiment du sacré, et des sources de vitalité spirituelle.

quelques croyances Shintoïstes: - L'être humain est issu des Kami (divinités); il en résulte que l'être humain et les Kami sont unis par les liens du sang. La Nature et la Terre sont également considérées comme issues des Kami. – Ce monde durera éternellement; c'est par la coopération et les efforts communs des hommes qu'il peut devenir meilleur. – L'esprit humain continue de vivre après la mort, recevant l'adoration des générations suivantes, qu'il protège tout en veillant sur elle. – l'essentiel est de vivre pleinement, ici et maintenant. Le Shintoïsme ne cherche pas de valeur éternelle, ni de récompense dans l'au-delà.- L'être humain à en lui le bien et le mal, mais c'est en cultivant l'esprit des Kami, c'est à dire l'esprit de compassion et d'humilité, qu'il devient possible d'améliorer et de développer de meilleures qualités humaines.

On est au cœur de ma recherche (en faisant abstractions des divinités) : la relation entre les hommes à l'échelle locale, nationale et planétaire, puis la relation entre les hommes et la Terre plus globalement avec la Nature… On l'a vu précédemment la Montagne Sacrée est au centre de cette problématique … L'homme est arrivé dans le cadre d'une évolution naturelle complexe, il peut disparaître s'il ne respecte pas la Nature dont il est issu, la Nature elle continuera à se développer ? Question importante, en précisant cela, je ne pense pas renier mes origines catholiques, notamment sur la question de la création ?

le Japon est une île très montagneuse, avec des secousses sismiques très puissantes. ce pays est particulierement bien équipé en infrastructures performantes: routes voies ferrés, ports, aéroports, métro , bus, organisation et gestion des villes … Le Japonais apprend tout les jours comment composé avec la Nature, et avec beaucoup d'humilité, de compassion envers les autres. Le récent accident nucléaire de Fukushima est là pour en témoigner … 

J'ai du réduire la qualité de l'image à VGA (640*480) merci de m'indiquer votre appréciation. Je vais essayer à 1600*1200?