Garden Art Olivet — un processus sans fin –

Trois œuvres, autour des quatre éléments,  que j’ai composées  en tenant compte du site dans lequel elles s’insèrent. L’inspiration est venue au fur et à mesure,  laissant mon imaginaire évoluer dans un processus créatif.

              -    Œuvres : cinq  Inuksuit , Cosmologie, Mont Fuji  lien entre Terre et Ciel

              -    Eléments : TERRE symbolisée par la terre/végétation omniprésente sur le site, l’EAU symbolisée par le Loiret,  le jardin d’eau récupérant les eaux  pluviales et le puits, le FEU symbolisé par le poêle extérieur, l’AIR que nous respirons… Montrant que l’Homme ne peut qu’être en relation respectueuse avec son milieu naturel.

La composition se fait au fil des mises au point et ajustements pour caler au mieux à la réalité de mon jardin à ma sensibilité. Cela m’a invité à reconsidérer l’espace pour mieux maîtriser certaines plantes. La simplicité des formes, des compositions,  s’imposent dans la nature de mon jardin intégrant ceux de mes voisins. On est dans une dimension Nature/Culture/temps : origine et devenir de l’homme dans son environnement la TERRE, minuscule planète dans l’immensité du COSMOS : dit différemment, la communion entre l’HOMME et la NATURE.

L’élaboration du projet s’est faite :

    –  d’une part,  à partir d’un long processus : le premier stade a été ma longue expérience de vie, le deuxième a été porté par les visites nombreuses sur les  4 continents,  des œuvres d’art de grands créateurs, le troisième, mes cheminements en pleine nature à travers le monde, et enfin, l’appropriation visuelle et sensitive de mon jardin dans un processus sans fin ;                                                                                                                                     –   d’autre part,  spontanément en sa phase finale…sans fin…

Mon jardin est organisé en 4 séquences :                                                                                                                                                                                                        -  la première,  le jardin d’agrément  prolongeant le patio/terrasse  où se trouve le « GARDEN ART »,                                                                                          -  la deuxième, que l’on découvre en ouvrant la porte, le jardin potager/verger/ prairie où sont notamment installées mes 2 ruches,                                      -  la troisième,  la Forêt impressionnante avec ces charmes et hêtres de plus de 15 mt de hauteur,                                                                                                -  la quatrième, le Loiret avec ma gare à bateaux.

Du salon, de la cuisine, ou de la chambre à coucher, je peux voir le jardin d’agréments dans ses composantes multiples :                                                        - le jardin d’eau, ses plantes (millepertuis  et poissons, pelouse naturelle, rosiers, azalée, rhododendron, laurier, érable) –  le poêle à bois, les oiseaux (merles, rouge gorge, mésanges…) attirés par les graines placées  dans nos mangeoires,   l’écureuil qui vient nous rendre visite,                          -  les œuvres qui composent le GARDEN ART que je vais maintenant décrire.

1 Inuksuit :                                                                                                                                           

Les inuksuit (pluriel d’Inuksuk) sont les objets parmi les plus importants créés par les Inuits, les premiers habitants de l'Arctique canadien. Il s'agit d'une forme composée de pierres posées les unes sur les autres. Le terme inuksuk signifie <agir en tant qu'humain> (extension du mot Inuk, qui signifie être humain).  Ces formes de pierres occupaient les paysages temporel et spirituel. Parmi les nombreuses fonctions, elles servaient de guide d'orientation à la chasse et à la navigation, de points de repères, d'indicateurs et de centre de messagerie. De plus en plus les formes construites avec des pierres rappellent une forme humaine que les Inuits appellent inunnguaq, ce qui signifie <ce qui ressemble à un être humain>. Outre leurs fonctions terrestres, ces constructions avaient une connotation spirituelle et étaient l'objet de vénération, symbolisant souvent le seuil du passage spirituel des Inuits, qui savaient survivre sur la terre conformément à leurs traditions.                                                                                                                                              Les besoins des Inuit de créer des inuksuit étaient si fort, qu'on ne les retrouve pas uniquement dans les paysages terrestres, mais aussi dans les légendes, les contes, les dessins. Bon nombre d'Inuits qui ont vécu la plus grande partie de leur vie sur la terre, conservent un fort attachement pour les inuksuit, construits  sans que l'on puisse l'affirmer, par leurs ancêtres. Certains vieux inuksuit sont mentionnés dans les chansons de voyage transmises de génération en génération pour aider les voyageurs à se rappeler d'une série de directives lors de longs voyages.      Mes 5 INUKSUIT sont placés l’un dans la cour d’entrée de la maison, l’autre dans le patio, le suivant dans le jardin d’agrément, puis les autres jalonnent le terrain vers le Loiret. Le plus petit  est  réalisé à partir de roches provenant de mon CAMP MUAK au Canada, les autres plus importants réalisés  à partir de pierres récupérées sur place à Olivet. Ils me rappellent les valeurs dégagées par les INUIT , mes expériences canadiennes, mes aventures à travers le monde. D’autant  plus que nous avons composé un Inukshuk géant au bord du lac dominé par notre camp canadien. Ils communiquent tous entre  eux.  J’ai repris ce symbolisme de l’Inukshuk comme logo : L’HOMME QUI MARCHE (voir logo en tête).  En marchant vers le Loiret au fond du jardin, on découvre plusieurs INUKSUIT qui marquent le chemin… physique et spirituel …

2 COSMOLOGIE :    

                                                                                                                                                                                                                                   Un cadre rectangulaire vers le haut peint aux couleurs vives à la « MIRO » (rouge, jaune, bleu, vert) dans un décor végétal, qui évolue avec le temps et les saisons.  Un vinaigrier, un arbre dont le pied sert de support à la flèche verte, le rhododendron cachant une partie de sa base, la haie en arrière plan forment le décor végétal. Un nichoir installé sur l’érable veille à l’équilibre.  A l’intérieur du cadre la lune, le soleil, la terre, saturne, des étoiles, symbolisant  notre galaxie et le corps humain. La flèche nous invitant à sortir du cadre, symbolise l’existence de millions d’autres galaxies, et qu’un jour notre esprit ou notre âme sortira de notre corps pour aller OU ? !!!

 

3 Mont FUJI : Lien entre Terre et Ciel                                                                                             

Une butte en forme du volcan, avec en son sommet une plate-forme en bois duquel partent des bois flottés de différentes hauteurs. Le cadre représente le cratère du Mont Fuji où sont installés les Temples, les bois flottés symbolisent les arbres,  la forêt qui fait le lien entre Terre et Ciel. Ils symbolisent aussi le hasard qui façonne  l’évolution des espèces, notre vie, nos découvertes, … ordre, et une forme de désordre apparent, peuvent se lire à partir du positionnement des bois…  Le mont Fuji  est tapissé d’ardoises éclatées provenant de la gare à bateaux détruite par un arbre qui est tombé suite à une tempête …  

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Le Musée Anthropologique de Mexico, le Musée des civilisations de Québec  ouvrent  à leur manière la réflexion concernant les anciennes civilisations qui ont façonné les Amériques. L’exposition du Musée de l’Homme à Paris nous questionne si  bien : QUI SOMMES NOUS ?  D’OU VENONS NOUS ?  OU ALLONS NOUS ?  

 

 

Vieillissement, décroissance des performances

Participant au trail du Grand Bec (23km, 1700m de dénivelé +, et 1500m de dénivelé -), lors du déjeuner pris en commun dans la salle des fêtes de Champagny en Vanoise, j'ai été amené à expliquer ma démarche a mon âge (65 ans). J'ai répondu tout simplement que je gérai la  décroissance  de mes performances physiques. Ma participation à ces trails, ou les ascensions à vélo, mes traversées à la nage, mes efforts en pleine nature me permettent de mieux saisir mon vieillissement et les conséquences sur mon corps pour mieux vivre la vie de tous les jours. Bien entendu, il ne s'agit pas de ne rien faire, bien au contraire, mais de faire ce qu'il faut au regard du niveau que j'ai atteint sachant que j'ai pu progresser notamment dans l'endurance jusqu'à ma participation à l'Ultra-Trail du Tour du Mont Blanc, que j'ai couru en 2015 (175km, 9000m des dénivelé +). J'avais 55ans. Ayant rompu mes ligaments croisés des 2 genoux, suite à un accident de ski alpinisme survenu 2 ans plus tard, a conclu cette période de progression dans l'effort d'endurance. J'ai pris cet accident comme un avertissement. Depuis, sans m'en rendre compte, j'accepte d'être dans cette situation du vieillissement qui inévitablement conduit à une décroissance de mes performances. Mon adaptation mentale à cette situation me permet de profiter pleinement de réaliser des efforts moyens mais qui me permettent de jouir d'être dans des milieux naturels sans chercher la réalisation d'une quelconque performance. Sentir son corps en faisant tout de même un effort non négligeable, se trouver dans un environnement  simple, naturel, beau… nous permet de rentrer dans une forme d'euphorie qui nous porte, qui nous enthousiasme, nous maintient positif, tout en ayant une vie saine, bien équilibrée. On voit aujourd'hui les dérives liées à la recherche de performance à tout prix. (cf mon talk TEDX Belfort: sur YouTube écrire mon prénom et nom)

Je découvre aussi le plaisir de travailler dans mon jardin. Cela donne un autre sens à l'effort physique, en nature. Notamment, je me réapproprie un espace au bord du Loiret. Une branche maîtresse de l'arbre de mon voisin est tombée sur ma gare à bateaux. Cela fait deux ans et demi que je subis négativement cette fatalité. Maintenant je prends le dessus et travaille fort pour nettoyer, et préparer le futur chantier… Cela me donne un objectif, en m'investissant pleinement dans cette nouvelle réalisation. 

Merci de vos réactions… 

 

Nagoya aquarium, musée de l’Antarctique, urbanisme (fin)

Le respect de la vie, des êtres vivants, et la science, la créativité artistique, la culture … qu'il faut défendre ou soutenir … 

En conclusion de l'exposition relatant l'histoire de l'urbanisation de la ville de Nagoya était écrit: < Dieu créa la terre et l'homme créa  la ville>, < Comment les villes du futur doivent être conçues?  Comment devront nous réagir pour prendre soin de la terre? Penser la ville durable,  pour assurer l'avenir de nos enfants>

Atsuta Jingu ou l’oasis spirituel de Nagoya (Shintoïste)

Je continue mon périple à Atsuta Jingu, l'oasis spirituel de Nagoya. Nagoya est la 3éme ville du Japon avec plus de 10 millions d'habitants et cet oasis spirituel est un vrai écrin de verdure dans cette agglomération si importante. 

Atsuta Jingu est un sanctuaire Shintoïste, à savoir le lieu de culte rendu aux divinités japonaises. La religion Shintoïste ne se fonde pas sur un individu, ni sur un dogme ou un texte sacré. On ne sait quand cette religion est apparue. Elle est transmise en tant que coutume, plus précisément à travers un comportement concret et des activités de vie de tous les jours des Japonais. Les Shintoïstes accordent une très grande importance aux rituels et festivals. Ils sont célèbrès au moment de transition de vie de chaque individu, et aux changement de saison. Ils sont l'opportunité d'élever l'esprit et de revitaliser la nature humaine. Les sanctuaires Shintoïstes sont à la fois des lieux de repos emplis de sentiment du sacré, et des sources de vitalité spirituelle.

quelques croyances Shintoïstes: - L'être humain est issu des Kami (divinités); il en résulte que l'être humain et les Kami sont unis par les liens du sang. La Nature et la Terre sont également considérées comme issues des Kami. – Ce monde durera éternellement; c'est par la coopération et les efforts communs des hommes qu'il peut devenir meilleur. – L'esprit humain continue de vivre après la mort, recevant l'adoration des générations suivantes, qu'il protège tout en veillant sur elle. – l'essentiel est de vivre pleinement, ici et maintenant. Le Shintoïsme ne cherche pas de valeur éternelle, ni de récompense dans l'au-delà.- L'être humain à en lui le bien et le mal, mais c'est en cultivant l'esprit des Kami, c'est à dire l'esprit de compassion et d'humilité, qu'il devient possible d'améliorer et de développer de meilleures qualités humaines.

On est au cœur de ma recherche (en faisant abstractions des divinités) : la relation entre les hommes à l'échelle locale, nationale et planétaire, puis la relation entre les hommes et la Terre plus globalement avec la Nature… On l'a vu précédemment la Montagne Sacrée est au centre de cette problématique … L'homme est arrivé dans le cadre d'une évolution naturelle complexe, il peut disparaître s'il ne respecte pas la Nature dont il est issu, la Nature elle continuera à se développer ? Question importante, en précisant cela, je ne pense pas renier mes origines catholiques, notamment sur la question de la création ?

le Japon est une île très montagneuse, avec des secousses sismiques très puissantes. ce pays est particulierement bien équipé en infrastructures performantes: routes voies ferrés, ports, aéroports, métro , bus, organisation et gestion des villes … Le Japonais apprend tout les jours comment composé avec la Nature, et avec beaucoup d'humilité, de compassion envers les autres. Le récent accident nucléaire de Fukushima est là pour en témoigner … 

J'ai du réduire la qualité de l'image à VGA (640*480) merci de m'indiquer votre appréciation. Je vais essayer à 1600*1200?