Tour du Monde 2018

Suivez en direct mon nouveau roadtrip en cliquant ici : Tour du Monde 2018.
Tour du Monde 2018
Bangkok, Thaïlande - 2 mars
Sydney, Australie - 7 mars
Christchurch, Nouvelle-Zélande - 22 mars
Okinawa, Japon - 22 avril
Osaka, Japon - 27 avril
Vancouver, Canada - 14 mai
Alaska, États-Unis - 16 mai
Montréal, Canada - 29 mai
Reykjavik, Islande - 5 juin
Paris, France - 12 juin

Tour du Monde 2018
Église au bord du lac Tekapo en Nouvelle-Zélande

Islande, Nature à l’état brut 3

Nous voici partis vers l’est, on découvre ce fameux glacier Vatnajokull, le plus grand glacier d’Europe. Il s’étend sur 8500km² et peut atteindre l’épaisseur de 1000m. A lui tout seul, il est plus grand que tous les glaciers d’Europe réunis. Une immense activité volcanique sous-glaciaire n’a pas empêché ce glacier, depuis deux décennies environ, de ralentir son recul. L’épaisseur de glace a augmenté! Cela m’étonne dans le cadre du réchauffement climatique, je n’ai pas d’explication….
On se rend à pieds au glacier Jokulsarlon langue glaciaire étroite et crevassée, couverte de roches et poussières volcaniques avec une teinte grisâtre qui domine parfois. Nous nous rendons dans le parc national de Skatafell puis, en courant, je monte un sommet le Sjonarsker et bénéficie d’une vue incroyable sur le glacier Vatnajokull et la plaine. Toujours en courant, je vais voir la chute Svartifoss, superbe chute aux orgues basaltiques. Nous retournons le soir à la même guesthouse Solheimahaleiga après Vik en remontant vers Reykjavik.
J’ai oublié de préciser que le macareux est l’emblème national de l’Islande.
Le lendemain, on va aux chutes Seljalandsfoss, puis Klambragil et Hverageroi. Ce village vit de l’exploitation de l’eau chaude. On voit de nombreuses serres qui abritent des fleurs, des légumes, et même des bananes. On prend un chemin qui monte le long de la rivière Reykjadalsa, pour arriver dans un endroit fort bien aménagé pour se tremper dans l’eau chaude à 30°. Un bonheur …regardez moi allonger dans cette eau chaude. Je barbote dans ses spas naturels, comme le font les islandais régulièrement dans les piscines naturelles ou non, où ils cultivent l’ART du BAIN. La peau nue, la chaleur de l’eau, le grand air, tous les ingrédients pour communiquer. Le soir nous remontons à Reykjavik.
Le jour de notre retour pour Paris, nous partons pour Hraunfossar Barnafoss en passant par Akranes au Nord de Reykjavik. Chutes extraordinaires où les eaux venues du fond de la terre se mélangent avec celles issues de la fonte du glacier et celles de la pluie.. Woah!! Magnifiques, grandioses toutes ces cascades en Islande.
Nous reviendrons en Islande pour parcourir le Nord de l’île. Quelle île magnifique! où les sources bouillonnent, les glaciers sont gigantesques, de nombreux volcans, dont certains sont actifs, des vents puissants, l’humidité nous transperce, le jour domine en cette saison de fin de printemps, le courant chaud du Béring protège cette île des froids extrêmes contrairement à la côte est canadienne. L’Islande très proche du cercle polaire artique, se trouve sur une faille tectonique. La nature décide de tout en Islande. Les décors naturels sont déroutants, ils peuvent développer votre imaginaire….de nombreux films ont été tournés sur cette île à l’état brut..(Star War story, Dilwale..) Ces islandais courageux ont appris à faire AVEC la nature, avec détermination et courage, tout en la respectant…

Islande, nature à l’état brut 2

Et bien non, notre curiosité sur le pénis n’a pas été au point d’aller au musée de Reikjavik (voir article précédent)… désolé d’avoir déçu certains de mes lecteurs…
Après Reykjavik, de Captain Guest House, le jeudi 7 juin, nous partons pour Oxararfoss, cascade fabuleuse dont la rivière se jette dans le lac Bingvallavatn. Le temps est splendide nous allons au Geysir centre, puis Gullfoss, après avoir tenté de voir les macareux (voir photo d’une sculpture de macareux) à Dyrholaey. Les rangers nous ont interdits de prendre la route pour raisons de nidifications des macareux. Nous acceptons cette interdiction bien que déçus car nous n’aurons pas l’opportunité de voir ces splendides oiseaux. La vue est splendide où l’on comprend finalement que au-dessus de la première rangée de montagnes, ce ne sont pas des nuages mais bien un immense glacier qu’on aperçoit (Katla le sommet). Le soir, on couche dans une ferme aménagée pour recevoir des touristes: Solheimahjaleiga Gueshouse. Le petit déjeuner maison très bon et très copieux, la chambre fort agréable.
Le lendemain à quelques kilomètres de notre guesthouse, nous remontons la nationale pour atteindre le parking qui nous permettra de voir le Wrecked DC-3 Plane qui s’est écrasé sur la plage volcanique: 4 heures de marche, mais l’ambiance pour atteindre le bord de mer vaut bien cette marche! Les Islandais appellent ce site Katla Global Geoparc reconnu par l’UNESCO. Nous reprenons la voiture pour nous rendre au glacier Jokulhaus, Solheimajokull glacier. On voit encore une fois très nettement le recul du glacier plus de 400m depuis décembre 1976!!! Ces reculs que j’ai pu constater partout où je me suis rendu: Alpes, Pyrénées, New Zealand, Alaska, Canada, Etat de Washington (mount Baker) … ne peuvent que nous interroger!?
Le temps a changé, nuageux heureusememnt, nuages pas trop bas, ce qui nous permet d’évoluer à pieds vers le glacier, et même de marcher sur le glacier. En fin d’après midi, nous nous rendons à VIK à Poffin guesthouse, correcte, mais pas de sanitaires dans notre chambre. Enfin un supermarché mais les prix sont très élevés. Une marche le soir vers la chapelle entourée de lupins, et je grimpe pour profiter de la vue.

Islande, nature à l’état brut

Haut lieu du volcanisme, terre aux paysages renouvelés, des fumerolles, des marmites de boue, des geysers, des montagnes, des glaciers, des cascades, des fjords profonds, de larges vallées au sol jeunî de mousse, lichen ou d’herbes bien grasses… on a l’impression d’être au bout du monde, là où la synthèse du monde géographique se montre. Il faut accepter la fraîcheur et l’humidité pour apprécier l’Islande même au mois de juin, si le soleil est absent, la température est de 6° à 8° et il fait jour 24 heures. Mais quel pays!! 300 000 habitants y vivent seulement. On a l’impression tout comme en New Zealand, que le peuple contrôle ses politiques. Est-ce le propre des petits pays dont les élus sont de fait proches des gens???
Par ailleurs, dès notre arrivée on est surpris des prix pratiqués pour assurer la vie de tous les jours. Le double voire le triple par rapport à la France. Il est vrai que l’isolement et la faible densité de population y est pour quelque chose. Pratiquement tous les produits sont importés et en faible quantité. Néammoins, grâce à la géothermie, ils cultivent les légumes sous serres. Les biens achetés en Islande sont les plus chers au monde, (y compris par rapport à la New Zealand où les prix pratiqués sont tout à fait acceptables) lire articles sur la New Zealand. Par ailleurs, la pression fiscale est particulièrement élevée pour assurer le paiement d’une protection sociale, les ambassades, le paiement du salaire des fonctionnaires qui représentent près du quart de la population active…

Nous décidons de rester au sud de l’île, profitant d’arriver à 7:00 du matin pour prendre possession de la voiture et commencer la visite de Keflavik (où se trouve l’aéroport), puis se rendre au Blue Lagoon. L’eau naturellement riche en sels et silices, puisée à 2km sous terre à 240°, arrive à la surface à environ 70°. La couleur laiteuse et turquoise domine autour des laves … Un centre de balnéothérapie a été créé, très bien aménagé, où l’on peut se baigner dans des eaux chaudes de plus de 35°. On rejoint Grindavik, longe la côte pour découvrir Krisuvik où l’on peut voir des phénomènes géothermiques à la fois extraordinaires et inquiétants: fumerolles, marmites de boue bouillonnantes, dépôts sulfureux, petits geysers. On voit les falaises vertigineuses où nichent de nombreux oiseaux dont les fous de Bassan (nous avions vu la plus importante colonie au monde de fous de Bassan sur l’île Bonnaventure Gaspésie Québec).
On remonte plein Nord pour rejoindre Reykjavik, notre Hôtel, et visiter à pieds son centre ville capitale de l’Islande. Charme scandinave d’une ville à taille humaine, la plus septentrionale du monde. Statue Viking d’Ingolfur Arnarson, proche de la maison du gouvernement (ancienne prison!). Les maisons sont revêtues de tôles ondulées, aux couleurs vives. C’est une ville sans fumée car cette ville exploite les sources d’eau chaude pour assurer le chauffage donc une ville très peu polluée. Paradoxalement, Reykjavik est installée dans “la Baie aux fumées” en raison de la présence de sources d’eau chaude fumant fortement. L’église Hallgrimskirkja en béton de basalte avec sa flèche de 75m domine la ville. L’intérieur de l’église est remarquable de simplicité, d’harmonie avec ses orgues et son architecture gothique. Surprenante affiche nous informant du PENIS Muséum … Suite au prochain article.

Montréal et Saguenay, Province Québec Canada

Nous nous retrouvons chez notre belle-fille et fils à Montréal. Quelle émotion de se retrouver au Québec! Que de souvenirs, de reconnaissance aussi, car j’ai démarré ma carrière professionnelle en 1972 au service d’urbanisme de la ville de Chicoutimi, devenue par le fait de regroupememnts communaux, Ville Saguenay. Et comme je l’ai déja précisé, j’aurais pu décider de rester au Canada, à Vancouver ou à Montréal..?
Montréal est une grande métropole nord américaine bilingue, qui a perdu beaucoup d’investisseurs à partir de la montée en puissance du mouvement séparatiste péquiste. Les capitaux sont partis vers Toronto à partir des années 1970, et Montréal s’est appauvrie… Une reprise est persceptible depuis 4-5 ans, des chantiers importants montrent un retour à l’investissement immobilier. Montréal sait capter des clientèles notamment aux USA (l’Etat de New York est limitrophe au sud), mais aussi en France, avec ses festivals. Le centre ville a été en quelque sorte modelé pour l’accueil des festivals qui se succèdent du printemps à l’automne. De nombreux français habitent Montréal. Le Québécois aime sortir dès les premières chaleurs printanières et l’affluence est là. Les Universités Québécoises sont aussi trés réputées tant chez les francophones que chez les anglophones. Le tissu économique québécois est dynamique, et les bons investissements dans les années 1965/1970 d’HYDRO Québec font du Québec une puissance d’énergie propre, renouvelable à partir de l’Hydro électricité produite notamment à la Baie James et qui s’exporte jusqu’à Washington.
Bien entendu partir d’Olivet Orléans Métropole, aller voir mes petits enfants en vallée de la Tarentaise, voyager à travers le monde en partant plein Est, pour revenir par le Canada, la côte Ouest Vancouver, puis le Québec ne peut être un hasard. Je suis trop marqué par la France et le Canada mon deuxième pays que j’aime tant. Je me considère à moitié canadien. JE ME SOUVIENS, est marqué sur toutes les plaques minéralogiques du Québec, et bien MOI, JE ME SOUVIENS. Je me souviens de ses rassemblements sur le Mont Royal de dizaines de milliers de québécois, des jeunes regroupés pour écouter Gilles Vignault, Félix Leclerc, Robert Charlebois…Le québécois est particulièrement créatif. Souvent je dis: qu’il est en état de survie culturelle qui explique ce débordement de créativités qui s’exprime bien au Québec tout simplement pour préserver la francophonie qui en fait sa spécificité. Spécificité pas uniquement au Canada mais dans toutes les Amériques. J’irai plus loin, c’est le Québec qui contribue largement à donner une spécificité particulière au Canada par rapport aux USA limitrophe au Sud, d’Est en Ouest. Le Canada a besoin du Québec et le Québec a besoin du Canada pour ne pas être démuni face aux USA.
Les nouveaux arrivants de Colombie-Britannique aux provinces maritimes de l’Atlantique doivent connaître l’histoire du Canada avec la Nouvelle France dont la capitale fut Québec. Quelle joie de voir ma belle-fille d’origine mexicaine recevoir la Nationalité Canadienne lors de notre séjour au Québec. Tout un cérémonial, tout un show, car le Canada est un des grands pays d’accueil d’immigrants dans le monde.
Un évènement familial nous invite à nous rendre au Saguenay, 600km au Nord Est de Montréal, en passant par Québec. Pas le temps de s’arrêter à Québec, ville que j’aime tout particulièrement, où siègent le gouvernement et l’Assemblée du Québec. Quelle belle ville!
Après avoir traversé le Parc au Nord de Québec, nous descendons dans la vallée du Saguenay. Le Saguenay est un fjord avec un port en eau profonde où les bateaux venant de l’amérique du sud apporte de la bauxite, et où les bateaux de croisière accostent pour une journée. Nos amis les BOUFFONS assurent les animations à partir de chansons et contes d’autrefois. Ils sont venus à Olivet en 2010 environ et ont eu un grand succès.
Nous allons au Lac Kénogami chez notre partenaire. Dommage…! pas le temps de nous rendre au Camp MUAK …mais nous reviendrons l’année prochaine dans ce lieu magique où je me ressource, me remplit d’énergie, me gonfle les poumons et je m’entoure de cette grande nature…l’air est pur, la relation avec la nature est totale, été comme hiver.
JE ME SOUVIENS …

Vancouver et ses environs, Mount Baker

Je l’ai déjà dit (voir article précédent Vancouver et le chemin pour l’Alaska) Vancouver représente beaucoup pour moi. On a failli s’y installer définitivement. En effet, nous y avons vécu de 1974 à 1976 deux belles années où j’associais travail, famille, aventures sportives. Deux villes phares, leader, dynamiques, Seattle et Vancouver. Le site géographique est exceptionnel, la Fraser river, sa vallée, les montagnes au nord jusqu’à Whisler, le Mount Baker au sud, l’océan Pacifique, ses îles dont l’île de Vancouver… Splendide! Seule la côte Basque ou Nice et son arrière pays peuvent rivaliser….!
Temps extraordinaire, visite du Fort Langley. C’est parc Canada qui gère ce site. Le Fort construit en 1827 était un poste de traite des fourrures de la fameuse Compagnie de la Baie d’Hudson. En bordure de la Fraser river, il faisait partie d’une voie commerciale britannique située en plein coeur d’une vaste population d’Autochtones.
Craignant une prise de contrôle par les Américains, le gouvernement britannique voulut agir rapidement. A Fort Langley fut proclamé la Colonie de la Colombie Britannique par le gouverneur assermenté par la couronne James Douglas, le 19 novembre 1858. Nous étions l’année passée à Ottawa pour fêter le 150ème anniversaire de la Confédération Cannadienne, que la Colombie -Britannique rejoindra en 1871 pour devenir une province du Canada. On peut voir aussi les bâtiments recontruits tels: le comptoir d’échanges, l’entrepôt, la tonnellerie, la forge, la presse à fourrures, l’Abri-cuisine, le potager, le lavage de l’or à la batée, la fosse à sciage…
Le 29 mai, nous visitons le DARTS HILL Garden ville de Surrey limitrophe aux USA. Nous admirons les rhododendrons, les magnolias et des arbres venus du monde entier. Ce jardin a été réalisé par Francisca Darts qui l’a légué à la commune. Nous en profitons pour aller au stand tenu par 2 apicultrices qui sensibilisent le grand public à l’enjeu de la pollénisation: 30% de notre nourriture est le fruit de la pollénisation. J’aime rappeler que les abeilles sont sentinelles de l’environnement. Nous apprécions le miel, le pollen, la propolis, la gelée royale et même le venin pour des utilisations thérapeutiques. Nous nous rendons au Centre des Abeilles (voir site Internet: www.honeybeecentre.com).
Le lendemain, par la Mt. Baker Highway, Etat de Washington, départ pour le Mount Baker dont j’ai fait l’ascension durant l’été 1975… quel souvenir! il ya maintenant près de 44 ans. J’étais tombé dans une crevasse, immédiatement secouru par mes coéquipiers. Je faisais parti d’une équipe canadienne de Vancouver qui avait pour ambition de gravir le Mount Mc Kinley durant l’été 1976. Finalement, j’ai dû me désister faute de temps et d’argent, ayant décidé la reprise de mes études… Compatibilité des objectifs les uns par rapport aux autres …Le Mt Baker est un volcan qui culmine à environ 3300 mètres à l’Ouest de Vancouver et Seattle. Le revoir et marcher sur la neige fait remonter en moi toutes les émotions d’une période riche où j’étais jeune faisant à ma manière la conquête de l’Ouest. Plusieurs glaciers actifs s’y trouvent. On monte jusqu’à Picture lake, la route est coupée pour atteindre le point culminant Artist point. Nous sommes dans le domaine skiable fermé en cette saison, bien qu’il y ait beaucoup de neige. Bien évidemment je monte, en courant dans une trace sur la neige pour m’élever. C’est plus fort que moi, je puise mon enthousiasme dans ces moments qui me réveillent au plus profond de moi… ma conscience m’apparaît clairement et la notion de bonheur m’envahit. J’ai souvent ce genre d’extase qui me monte à la tête, au cerveau, qui irrigue tout mon corps, le fait trembler.
On se rend en descendant aux cascades Nooksack falls par la Wells Creek Road, jonctions de rivières en contre bas et chutes vertigineuses.
Ainsi se termine notre séjour en Colombie Britannique dans le Grand Vancouver District, dans ce lieu où nous avons vécu et qui me rappelle tant de bons souvenirs et tant d’émotions. Je reverrai le Mount Baker vue d’avion en nous envolant pour Montréal prochaine étape.

Alaska 4, Ketchikan retour à Vancouver

Notre bateau, le Volendam, depuis Glacier Bay descend vers le sud. Nous atteignons ce petit port de pêche, Ketchikan, qui a beaucoup perdu de ses gloires, les conserveries ayant fermé: pêche extensive systématique ont epuisé l’océan de ses ressources. Mais Ketchikan est rempli de charmes avec Creek street et ses maisons en bois de part et d’autres, ses boutiques artisanales, son port…
De nombreux Totems jalonnent la ville. Ils sont fabriqués artisanalement par les indiens, peuple des premières nations, en bois de cédar jaune. Ces Totems racontent des légendes, des évènements, des croyances, toujours d’un haut niveau artistique. La légende de l’Humanité, une légende Haida raconte comment Raven a découvert l’humanité et est responsable de l’ordre actuel de notre univers.
Raven est connu comme l’illusioniste est capable de se transformer en d’autres choses ou des êtres, pour obtenir son chemin.
Les peuples des premières nations (TLINGIT de la partie sud-est de l’Alaska), nous invitent à être connectés à la Terre et aux Eaux. Ils connaissent bien l’abondance de ressources naturelles que regorgent la terre et la mer, qu’il faut préserver(saumon,flétan, phoque,chèvre, biche qui apportent les protéines qui seront séchés, fumés pour être conservés).

Dans le langage Aleut Unangan, Alaska signifie et . Car en effet cette magnifique région Nord Ouest de l’Amérique du Nord, à éclaté et s’est souvent modifiée à travers le temps sur des millions d’années. Les éruptions volcaniques, tremblement de terre furent violents et souvent dramatiques. Ces forces ont sculpté la terre, les glaciers. L’Alaska est le lien entre les continents Américain et Asiatique par le Détroit de Bering. C’est par cette langue de terre que sont passés les asiatiques pour coloniser l’Amérique du Nord et descendre vers l’Amérique du Sud en quelques milliers d’années, soit les plus grandes migrations de l’histoire humaine.
Nous retournons à Vancouver le 23 mai par le Volendam, le temps est radieux et c’est la fête car notre bateau accueuillait le
25 millionième passager qui a embarqué à Vancouver.
Ainsi se termine le voyage en Alaska.

Alaska 3: Glacier Bay lieu sauvage, éloigné, dynamique et intact.

On y est, oui ce n’est pas un rêve, on y est dans la zone des glaciers qui tombent dans le Pacifique. Incroyable … l’alpiniste que je suis,ainsi que tout mon être, profite de ces instants magiques. J’ai l’habitude d’évoluer en pleine nature par ma seule force physique, et cette expérience dd croisièriste est nouvelle pour moi. C’est fantastique, extraordinaire en tout cas, à mon âge et apres avoir parcouru tant de distances à pied en Australie, en New Zealand et au Japon que de me retrouver sur ce bateau de croisière qui m’amène dans un lieu aussi extraordinaires: Glacier Bay.
Je n’en reviens pas. j’en profite d’autant plus de ces moments ne peuvent qu’être rares, exceptionnels!!! incroyable. Ces lieux ne sont qu’accessibles qu’en bàteau ou en avion. Je jouis de ce spectacle naturel, grandiose, mais aussi si fragile. La nature est architecture en vie en pleine évolution, regardez ces colonnes de glace qui de temps en temps tombent dans le fjord. Nous sommes de notre bateau si petit dans un tel environnement si grandiose si imposant, mais touché par le réchauffement climatique.
Notamment dans ces lieux on se rend compte que LA NATURE NOUS HABITE. Laisser vous habiter par la nature.
Il faut respecter la nature, arrêter de polluer notre terre, nos océans. De notre bâteau aucune pollution visible dans Glacier Bay.

Regardez cette vidéo qui montre des endroits où la pollution notamment par le plastique est présente, sur YouTube ou cliquer sur le lien ci dessous: un bâteau qui dépolluera les océans:

Le Volendam est passé proche de la Lodge de Glacier Bay National Park. 4 RANGERS à partir de leur bâteau, type remorqueur, montent dans notre paquebot pour assurer l’animation auprès des croisiéristes et préciser au capitaine les limites d’approche des glaciers.
On voit le glacier Lamplugh, puis à Jaw Point, Johns Hopkins Glacier, on laisse sur la droite Queen Inlet. On s’avance jusqu’à Margerie Glacier puis au fond on devine Grand Pacific Glacier.
Féerique, grandiose…Les sommets sont autour de 1200 à 1800m d’altitude, la profondeur de l’Inlet où nous nous sommes est de plus de 400m!!! Les cartes et propos des rangers confirment le recul très important des glaciers. En 1794 nous n’aurions pas pu aller au delà de la Lodge des RANGERS à l’entrée de Sitakaday Narrows. Effet cyclique ou lié à l’empreinte de l’homme: certainement les deux qui se cumulent. Il y a tout juste 250 ans Glacier Bay était uniquement un glacier et non une Baie…Imaginez !!! Les glaciers scultent des énormes blocs de glace qui efleurent l’eau glacée et les icebergs, glaces tombés du glacier, ressemblent à des diamants. Ils sont les témoins du changement de ces rivieres de glace. Ils nous invitent à ralentir et à respirer profondément l’air frais de la période glacière et s’imaginer si seulement pour un jour, les choses étaient comme auparavant…
Glacier Bay est un WORLD HERITAGE site de L’UNESCO.

Alaska 2

Je vous ai décrit notre arrivée à Juneau et la visite du glacier Mendenhall dans la Tongass National Forest. Notre croisière continue par la visite de Skagway. Dès notre arrivée à quai le train farwest nous attend pour nous enfoncer a l’interieur des terres d’Alaska jusqu’à White pass dans le Territoire du Yukon en direction de Whitehorse. On monte à plus de 1000m d’altitude pour atteindre la neige, les feuilles ne sont pas encore sorties à cette altitude. En milieu d’après-midi visite de la ville, achat de souvenirs dont un ours peint par les indiens (je collectionne les ours).
La soirée est animée par le talentueux violoniste KATEI dans le théâtre du bateau.
Dimanche 20 mai Glacier Bay dès 7:00 du matin accueil par les Rangers du Parc National d’Alaska. Il pleut, je passe toute la matinée à l’avant du bateau.
Le soir film sur les ours et saumons d’Alaska de Sydney studio. Puis, dîner de gala avec foie gras, filet mignon, homard, vin blanc de Macon France voir photos… top repas…
Lundi 21, le Volendam arrive à Ketchikan visite de la ville temps pluvieux. On marche sur Creek street. Totem indien (premières Nations, ou autochtones) et artisanat, dominent l’offre de produits touristiques et artisanat de qualité.

Mardi 22 mai retour vers Vancouver, plus on se dirige vers le sud meilleur est le temps pour atteindre le plein soleil dès le 22 mai au soir.
Mercredi 23 mai au matin, arrivée à quai, Canada Place sous le soleil éclatant. Évènement spécial pour fêter le 25 millionième passagers à l’arrivée d’une croisière à Vancouver. On déjeune au restaurant Japonais avec Maryanne, la soeur d’Allen.
Concernant les photos de GLACIER BAY et Ketchikan voir article suivant.

Vancouver, le chemin pour l’Alaska

Après le Japon, Okinawa et Shikoku Pilgrinage, je m’envole d’Osaka avec un transfert à Beijin le 14 mai, le grand jour à Vancouver. En effet ce 14 mai, Je décolle vers 9:00 du matin d’Osaka pour Beijin arriver 11:30,reprends l’avion à 15:00 et j’arrive à Vancouver le même jour à 10:30 le matin. Je pense que j’ai vécu le plus long jour de ma vie ce 14 mai 2018, 35 heures environ … reflechissez à celà !!! Amaszing !!! Et Émie partant de Montréal 21:00 nous rejoint à Vancouver vers 22:30 toujours le 14 mai. Nous sommes chez nos amis Deanna et Allen que nous avons connu il y a 40 ans lors de notre séjour à Vancouver de 1974 à 1976… cela nous rajeunit pas??
J’ai un transfert à Beijing et l’avion prend de Beijing la route du nord pour rejoindre l’Alaska et descendre la côte vers Vancouver, la route qu’empruntera le bateau pour me rendre en Alaska…

Les projets de faire cette croisière en Alaska et du séjour en New Zealand ont été pensés lors du mariage de notre fils Antoine avec Almendra à Guadalajara au Mexique il y a 3 ans, Deanna et Allen étaient présents, ainsi que Pawel chez qui j’étais en New Zealand. Et dans quelques jours nous nous dirigeons vers Montréal. La boucle est presque bouclée….C’est LE JOUR J, nous nous sommes tous retrouvés à Vancouver, avec Colette leur fille ainée de British Coloumbia et nos amis Deanna et Allen Cazes qui vivent à Langley dans le Great Vancouver District. Quel plaisir d’être acceuilli à l’aéroport. C’est la deuxième fois depuis que j’ai entrepris mon Tour du Monde, la première à Christchurch le 22 mars accueilli par Pawel, et le 14 mai à Vancouver par Deanna et Allen.
Dés le 16 mai au matin nous nous rendons au centre de Vancouver, à Canada Place, où le bateau de croisière, le Volendam, nous attend pour une super croisière en ALASKA.

Je vous presenterai Vancouver et ses environs, tant cette ville a marqué ma vie, ayant vécu avec Émie, Karen notre fille de 1974 à 1976 à Vancouver. Je me souviens quand, rarement il est vrai, n’ayant pas le moral en France, je me suis demandé pourquoi avoir quitté Vancouver tant le lieu géographique et la ville est extraordinaire. Nous gardons un si beau souvenir de notre vécu en Colombie Britannique. Pour moi certainement une des grandes villes où il fait le mieux vivre dans le monde. Et nos différents séjours depuis l’ont prouvé… c’est donc toujours une grand joie pour moi de me retrouver à Vancouver et la quitter une grande émotion partagée avec nos amis de toujours, Deanna et Allen.
J’écris en ce moment dans l’avion qui ramène Émie, et moi continuant mon tour du monde, à Montréal chez notre belle-fille et fils… quelle joie de les retrouver aussi.
Nous avions traversé le Canada en voiture début novembre 1974 pour notre propre conquête de l’Ouest, vivre une belle expérience et découvrir les montagnes de l’Ouest américain. J’avais un projet de gravir le Mount Mckinley en 1976 avec un groupe d’alpiniste de Vancouver. Dans le cadre de mon entraînement j’ai gravi le Mount Baker Washington State (on en reparlera) et le Mount Reignier en Oregon. Le projet d’ascension du Mount McKinley, je l’ai abandonné voulant reprendre mes études, donc incompatible au regard de mes finances et du temps à consacrer … toute une décision à l’époque, mais parfaitement assumée et sans regret. Mon Tour du Monde dans mon INTERIOR LIFE réflexion, le confirme.

Je ferme cette parenthèse, pour vous présenter notre extraordinaire voyage vers le GRAND NORD, vers L’ALASKA. Toute une aventure que de pénétrer là où ne peut se rendre qu’en bateau, (ou à organiser des expéditions lourdes). Le Volendam part du Centre de Vancouver, se dirige vers l’ouest puis plein nord entre l’île de Vancouver et le continent (British Columbia), un étroit passage toujours vers le nord pour laisser Charlottes Island à l’ouest et on se trouve en open water pour rejoindre un fjord et atteindre Juneau la capitale de l’Alaska le 18 mai, prendre le bus et marcher jusqu’au Mendehall et la cascade Nogets fall dans Tongass National Forest, une superbe vidéo présente ce Park, le glacier, sa fonte inexorable… Le lendemain s’enfoncer dans le fjord, pour atteindre Skagway. Ma collection d’ours s’enrichit d’un ours peint par les indiens. On prend le train du farwest ou celui de la recherche de l’or s’enfoncant à l’intérieur de l’Alaska pour atteindre Yukon Territories. À chaque ville on prend le temps d’aller dans un pub typiquement local avec une ambiance top.
Ensuite le bateau se dirige vers GLACIER BAY , le temps n’a pas été aussi beau que durant la première partie de la croisière nous permettant tout de même de voir les glaciers de très prêt grâce aux performances du capitaine et du contrôle des RANGERS du Parc National d’Alaska qui contrôle l’avancée des 2 bateaux autorisés à rentrer dans les fjords de GLACIER BAY. Après cette journée mémorable, le bateau redescend vers le sud et s’arrête à KETCHIKAN où nous visitons cette petite ville côtière née de la pêche et de la recherche d’or. Nous la visiterons sous la pluie, souvent il pleut à Ketchikan: la Creek Street, les magasins d’Art et d’artisanat des autochtones sont vraiment beaux à visiter. Nous nous rendons au magasin où Allen vend ses , huard, qu’il a l’habileté de fabriquer en bois dans son atelier. J’en ai un chez moi.
Ce sera la dernière étape de notre croisière en Alaska. Nous rentrons à Vancouver par le Volendam le 23 mai au matin. Le bateau est très agreable, pas trop grand mais tout de même 1300 passagers et 400 membres d’équipage. Les diesel qui alimentent les 3 moteurs electriques sont silencieux et puissants. Il est vrai que l’océan était particulièrement calme. Le service assuré essentiellement par des philippins et indonésiens de Bali est plus qu’impécable, chaleureux personnalisé au regard de la grande volonté de servir et de bien travailler de ce personnel exemplaire. Tout les soirs nous retrouvons notre chambre avec un animal différent sur le lit fabriqué à partir des serviettes de bain. Des animations sont assurées à partir de 17:00 HAPPY HOURS, tournoi de ping ping que j’ai gagné, soirée musicale avec Katei ce violoniste australien d’origine Japonaise époustouflant, LIVE MUSIC IN ALASKA un film superbe sur l’Alaska accompagné par tous les musiciens en direct, extraordinaire dans une salle de théâtre extra… Des ambiances jazz ou musique classique, musique détente chantées toujours avec vue panoramique vers la mer, les îles les fjords… Super extra de toute beauté dans un grand confort, de nombreuses possibilités de détente dans les 2 piscines, jacousy sauna, deck où l’on peu marcher à l’extérieur en faisant le tour du bâteau. Plusieurs possibilités de restauration sur le LIDO deck formule cafétéria avec une grande variété de choix à volonté dont du saumon particulièrement bon, un restaurant un peu habillé à l’arrière du bateau sur 2 étages très classe avec ambiance feutrée et toujours de très belles vues sur l’océan.
Suite des photos prochain article…

Shikoku temple 36 Shoryuji au temple 45 Iwayaji les derniers temples à parcourir.

(Dans le respect de mon parcours cet article aurait du paraître avant l’article Île Spirituelle Shikoku Enro)

Le bus m’amène à la gare de Kochi (3 mai) À pied je me rends au temple 36 Shoryuji. J’arrive de nuit a la plage, ne trouvant pas d’hôtel (c’est la GOLDEN WEEK au Japon) , je décide de dormir dans des toilettes publiques. Pas d’odeur une planche courte et étroite, mon sac à viande en soie, mes vêtements chauds suffiront à me protéger. Pas facile de dormir dans ces conditions, mais quelques heures ont suffi pour me permettre de visiter le Shoryuji Temple. J’atteint le 5 mai après un gros effort le temple 37 Iwamotoji, puis Kongofukiji en bord de mer. Magnifiques vues sur la côte.

Je profite de l’opportunité d’un centre d’accueil du pèlerin au Temple 40 Kanjizaiji pour profiter d’une bonne nuit et d’un bon repas avec Pietro Italien, un allemand David et Olivier finlandais. Très bonne ambiance et nous décidons Olivier et moi de parcourir ensemble le chemin vers Ryukoji temple 41 qui necessite deux jours de marche. J’achète de la nourriture, on campera car il a le matériel. Le premier jour temps super mais le lendemain il faut faire vite. Nous atteignons la ville de Uwajima en début d’après midi, et seul je décide de me rendre à Ryukoji mon compagnons Olivier reste à Uwajima. L’orage me surprend, je m’enregistre rapidement au temple 41. Sortant du Temple sous une pluie battante un japonais s’arrête et me propose de m’emmener en voiture dans un centre commercial où quelqu’un viendra me chercher pour un dîner et me coucher dans une Guest House. Je suis sauvé par cette offre. Le lendemain le propriétaire de la Guest House m’amène en voiture au temple 42 Butsumokuji. je rencontre un pèlerin japonais un plus jeune que moi et nous partons ensemble sous la pluie marcher vers le Temple 43 Meisekji. Il ne veut pas prendre les chemins de montagne, il pleut trop et la montagne est dangereuse affirme t- il. Nous arrivons ensemble au temple 43 Meisekiji. Je décide de prendre le train, de coucher à l’hôtel de la gare de Matsuyama. Le lendemain le bus m’amène à 1 heure de marche du Temple Daihoji 44, je me rends à pied au temple Iwayaji 45 avec Pietro que je rencontre de nouveau.  J’ ai ainsi parcouru l’ensemble des 88 Temples, il ne me reste plus qu’à revenir au Temple 1 Ryozenji et d’aller aux 2 Temples de Kõyasan. Le lendemain 9 mai, je choisis une superbe Guest House,Sonia, à côté du Onsen Dogo hot spring de Matsuyama, le plus ancien du Japon. Je reste peut être trop longtemps en m’aspergeant d’eau froide après des bains d’eau chaude. Le lendemain ma jambe me fait mal et le mollet a enflé. Je rencontre un couple d’hollandais Ingrid on mange pour dîner une spécialité de Matsuyama (Sea Bream rice et des legumes), puis le 10 mai, nous  visitons le château de Matsuyama. Je prends le train pour Tokushima (11 mai), et aussitôt marche vers le Temple 1 Ryozenji. Un guest House m’acceuille à Tokushima. 12 mai je prends le train et le ferry pour Kõyasan (voir article précédent: Île Spirituelle Shikoku Enro) qui conclue mon pèlerinage avec la visite de nouveau du Temple 1 et des Temples de Kõyasan.

Le voyage de Auckland à Okinawa puis Shikoku m’a ramené dans l’hémisphère nord,  et Je me suis bien adapté lors de mon séjour au Japon. Seul mon sommeil à été affecté, j’ai tendance à m’endormir tôt le soir vers 19:30 mais me réveiller assez tôt, 2:00 du matin avec la difficulté de me rendormir. Et bientôt je traverserai le Pacifique pour me rendre à Vancouver en traversant la fameuse ligne de changement de  date. La nourriture est excellente à base de riz et pates, de très bons féculents pour ceux qui mènent de gros efforts.